Iran / Nucléaire / AIEA

La résolution de l'AIEA condamne le programme nucléaire iranien

Glyn Davies, l'ambassadeur américain à l'Agence internationale de l'énergie atomique lors du conseil des gouverneurs
Glyn Davies, l'ambassadeur américain à l'Agence internationale de l'énergie atomique lors du conseil des gouverneurs AFP PHOTO/JOE KLAMAR

La résolution de l’AIEA (Agence Internationale de l’énergie atomique) votée à une large majorité ce vendredi 27 novembre condamne avec force le programme nucléaire iranien. « C’est le plus fort des signaux », estime Londres pour inciter Téhéran à remplir ses obligations internationales.

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Le texte a été approuvé par 25 voix sur 35. Il y a eu six abstentions, trois voix contre – sans surprise le Vénézuela, la Malaisie et Cuba. L’Azerbaïdjan n’était pas présent lors du vote. C’est donc à une large majorité que l’attitude iranienne est condamnée. Il semble que le ralliement de la Chine aux Occidentaux et aux Russes ait convaincu un certain nombre de pays - hostiles - dans un premier temps - à finalement pointer l’Iran du doigt.

C’est un succès pour les Occidentaux - qui en début de semaine - se montraient sceptiques sur leur chance de convaincre une majorité de gouverneurs originaires de pays en développement. Avec un fort bémol toutefois : parmi les six pays qui se sont abstenu - on compte des puissances moyennes qui supportent de moins en moins de voir les puissances détentrices de l'armement nucléaire leur interdire l’accès aux technologies nucléaires. Parmi ces mécontents il y a l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Egypte ou encore la Turquie.

Qu’est-ce qui se passe maintenant ?

C’est un tournant dans la gestion de la crise du nucléaire iranien par la communauté internationale. Par ce vote, l’agence de Vienne constate qu’elle n’est plus apte à gérer seule le dossier, elle le transmet au conseil de sécurité, à New-York.
 

Concrètement si l’Iran n’arrête pas la construction de son site nucléaire, longtemps caché, de Qom - et si l’Iran ne répond pas favorablement à l’offre d’enrichissement de son uranium à l’étranger, une offre proposée le 21 octobre dernier en accord avec la France, la Russie, les États-Unis et l’AIEA, alors Téhéran encoure de nouvelles sanctions - notamment sur les importations de pétrole dont son économie a cruellement besoin.
 

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