Iran

Shirine Ebadi accuse les autorités iraniennes de harcèlement

Shirin Ebadi, dans son bureau lors d’une conférence de presse, à Téhéran le 25 novembre 2008.
Shirin Ebadi, dans son bureau lors d’une conférence de presse, à Téhéran le 25 novembre 2008. AFP

Prix Nobel de la paix 2003, l'avocate iranienne Shirine Ebadi accuse le pouvoir iranien de «vouloir faire pression » sur elle en gelant ses comptes bancaires et en confisquant son prix Nobel. Téhéran dément avoir commis un tel geste.

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Ces pressions sur Shirine Ebadi ne marcheront pas. En dépit d’un gel de ses comptes bancaires et de la confiscation de son diplôme de prix Nobel de la paix, Shirine Ebadi, la militante des droits de l'homme, qui a quitté l'Iran il y a quelques mois, n'entend pas se taire.

Renforcée par les protestations émises par le ministre norvégien des Affaires étrangères jeudi, et par le soutien affiché de la plupart des chancelleries occidentales, l'avocate iranienne appelle, au contraire, les autorités de son pays à oeuvrer pour le respect des droits de l'homme.

A Paris, le ministère des Affaires étrangères a dénoncé le harcèlement auquel était soumise la prix Nobel de la paix. Pour seule réponse, le régime iranien a démenti avoir confisqué la médaille et le diplôme de l'avocate. Le pouvoir iranien a, en revanche, implicitement confirmé le gel des comptes bancaires de l'avocate affirmant que Shirine Ebadi n'avait pas payé ses impôts.
 

Sa famille, son organisation et elle-même ont fait l'expérience de harcèlement et de pression.

Jonas Gahr Stoere - ministre norvégien des Affaires étrangères

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