Russie

Des dizaines de morts dans le déraillement d'un train

Les opérations de secours se sont poursuivies toute la nuit sur le site du déraillement du train.
Les opérations de secours se sont poursuivies toute la nuit sur le site du déraillement du train. REUTERS/Denis Sinyakov

Le déraillement d’un train vendredi soir près du village d'Ouglovka, à 350 km de Moscou, a fait 39 morts et une centaine de blessés. Le Nevski Express transportait 661 personnes de Moscou vers Saint-Pétersbourg. La piste d'un attentat semble se préciser. Le parquet général de Russie a ouvert une enquête criminelle pour terrorisme.

Publicité

Le déraillement de quatre wagons du Nevski Express qui assurait la liaison entre Moscou et Saint-Pétersbourg a eu lieu à 21h34 locales (18h34 TU) dans la région de Novgorod (nord-ouest de la Russie). Le train comprenant 14 voitures transportait 661 passagers et une vingtaine de chefs de wagon.

Plusieurs équipes de médecins, deux avions du ministère des Situations d'urgence transportant de l'équipement pour un hôpital mobile, ainsi qu'un train de réserve ont été dépêchés sur place dans la nuit de vendredi à samedi.

En moins de quelques heures, tous les passagers ont été évacués vers Saint-Pétersbourg et tous les blessés ont été admis dans des hôpitaux locaux. Les opérations de secours se poursuivent.

L'hypothèse de l'attentat

Un porte-parole des services fédéraux de sécurité, le FSB, n'a pas voulu dire si les autorités soupçonnaient un attentat, mais la compagnie de chemins de fer a indiqué qu'un engin explosif pouvait avoir causé la catastrophe. « L'une des versions est que l'accident est dû à une forte explosion », a déclaré l'entreprise publique dans un communiqué.

L'agence de presse Interfax a rapporté qu'un cratère d'un mètre de diamètre avait été découvert au bord de la voie ferrée. La catastrophe, qui s'est produite sur un des axes
ferroviaires les plus empruntés de Russie, a contraint à dévier plusieurs autres trains sur des voies secondaires.

Selon notre correspondant sur place, officiellement la piste terroriste reste l'une des hypothèses avancées par les autorités. Une hypothèse renforcée par la tenue, en ce moment, du procès des suspects d'un autre attentat à l'explosif contre un train. C'était en 2007, sur la même ligne et contre le même train que celui de ce vendredi.

Le président russe Dmitri Medvedev a été aussitôt informé de l'accident et le directeur des chemins de fer, Vladimir Iakouniene, s'est rendu sur place.

Le président français Nicolas Sarkozy a exprimé samedi, dans un communiqué, « sa profonde tristesse » et son soutien à la Russie. « Il tient à assurer les autorités et le peuple russe, face à cette terrible épreuve, de la sympathie et de la solidarité de la France », déclare le président français dans ce communiqué.

A Washington, le porte-parole de la Maison blanche Robert Gibbs a adressé un message de sympathie des Etats-Unis à la Russie. « Nous sommes profondément attristés par le terrible bilan du déraillement ferroviaire dont nous avons été informés entre Moscou et Saint-Pétersbourg », a-t-il dit.
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail