Nucléaire iranien

Les Etats-Unis mettent en garde l’Iran

Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs: « Si l'Iran refuse de remplir ses obligations, il sera responsable de son isolement croissant et de ses conséquences ».
Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs: « Si l'Iran refuse de remplir ses obligations, il sera responsable de son isolement croissant et de ses conséquences ». AFP/Nicholas Kamm

Washington a lancé vendredi une mise en garde ferme à Téhéran en le prévenant que la patience des Etats-Unis avait « des limites ». Dans la même journée, le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique a adopté une résolution condamnant l'Iran pour son programme nucléaire controversé. Le texte a été approuvé par 25 voix sur 34. La Chine et la Russie, d'ordinaire en faveur de l'Iran, ont cette fois approuvé la résolution. La République islamique a réagi à ce texte en annonçant qu’à l’avenir elle limitera sa coopération au strict minimum avec les Nations unies. Washington a estimé que le vote de l'AIEA montrait la détermination de la communauté internationale et a empressé l’Iran « d’honorer ses obligations ».

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Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du

« Notre patience et celle de la communauté internationale ont des limites », a affirmé dans un communiqué le porte-parole de la Maison Blanche. Les Etats-Unis avaient mené une campagne active afin de s’assurer que la résolution de l’AIEA reçoive un soutien massif, en prélude à la possible adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d’une quatrième série de sanctions contre l’Iran.

Cette résolution, indique la Maison Blanche, montre qu’il est urgent que l’Iran réponde au déclin continu de la confiance de la communauté internationale. Pour autant, les Etats-Unis se disent toujours disposés au dialogue, si l’Iran choisit d’accepter d’enrichir son uranium à l’étranger. Mais à Washington, on semble y croire de moins en moins.

Barack Obama s’était donné jusqu’à la fin de l’année pour rompre avec la politique menée par George Bush et proposer la main tendue au régime de Téhéran. Mais la fin de l’année approche, pour le moment cette politique n’a rien donné. Les Etats-Unis pourraient donc dans des délais très brefs, durcir le ton et pousser à l’adoption de nouvelles sanctions.

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