France / Amériques

Sarkozy appelle le Commonwealth à faire front commun à Copenhague

Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse au sommet du Commonwealth à Port-of-Spain, le 27 novembre 2009.
Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse au sommet du Commonwealth à Port-of-Spain, le 27 novembre 2009. Reuters/Jorge Silva

Nicolas Sarkozy, invité du sommet du Commonwealth, a appelé les pays présents à prendre des « engagements contraignants » pour lutter contre le réchauffement climatique, à dix jours du sommet de l'ONU sur le climat à Copenhague. Les Nations unies, elles, sont confiantes et même presque certaines du succès du sommet mondial sur le climat. Le secrétaire général de l'ONU pense qu'un traité contraignant sur les émissions de gaz à effet de serre pourra être obtenu.

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Avec notre envoyée spéciale à Trinidad, Véronique Rigolet

Au terme d’une tournée éclair entre Manaus et Trinidad, le président Sarkozy en est persuadé, ses efforts et ceux de l’Europe commencent à porter leurs fruits. L’initiative franco-brésilienne, notamment en faveur d’un accord ambitieux à Copenhague, a fait bouger les lignes.

Les pays amazoniens se sont ralliés à cette démarche, s’est félicité Nicolas Sarkozy, et puis plus largement, les Etats-Unis et la Chine ont finalement annoncé des engagements chiffrés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

C’est une dynamique positive, fait valoir le président Sarkozy, même si beaucoup reste à faire. Pas question alors pour lui de relâcher la pression, pour qu’à Copenhague les financements soient alors à la hauteur de la catastrophe climatique.

Le président français propose un premier engagement financier dès décembre, à hauteur de 10 milliards de dollars par an, sur trois ans, à compter de 2010. Pas question non plus de relâcher la pression sur les Etats-Unis et notamment sur le président Obama qui a indiqué qu’il ne viendrait à Copenhague que le 9 décembre.

La négociation politique au plus haut niveau se fera le 18, a tranché le président Sarkozy. Tous les chefs d’Etat et de gouvernement se doivent d’être là. Entre les deux présidents, le bras de fer climatique se poursuit.

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