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Guinée

Blaise Compaoré commence à faire polémique

Blaise Compaoré, le président burkinabé et médiateur de la CEDEAO (g) accompagné du capitaine Moussa Dadis Camara, le chef de la junte guinéenne (d), à l'aéroport de Conakry, le 5 octobre 2009.
Blaise Compaoré, le président burkinabé et médiateur de la CEDEAO (g) accompagné du capitaine Moussa Dadis Camara, le chef de la junte guinéenne (d), à l'aéroport de Conakry, le 5 octobre 2009. REUTERS/Luc Gnago
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le plan de sortie de crise, rejeté par les Forces vives, suscite beaucoup d'interrogations chez les diplomates et les analystes. Beaucoup souhaitent que le médiateur Blaise Compaoré s'en tienne aux objectifs fixés par la CEDEAO, à savoir, le retrait de la junte de la vie politique guinéenne.

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Louise Harbour dit tout haut ce que beaucoup de diplomates pensent tout bas. Selon la présidente de l'ONG International Crisis Group (ICG), Blaise Compaoré devrait s'en tenir aux objectifs fixés par l'Afrique de l'Ouest, à savoir le retrait de la junte du pouvoir en Guinée.

Or, le plan de sortie de crise présenté le 20 novembre par le président burkinabé n'envisage nullement cette possibilité. Au contraire, s'il était adopté, ce plan renforcerait le poids des militaires dans la conduite de la transition.

Une proposition tellement surprenante que Saïd Djinit, le chef du bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest, a dû rappeler à Blaise Compaoré le cahier des charges fixé par la communauté internationale.

« Les membres de la junte et le Premier ministre, a-t-il déclaré cette semaine, ne doivent pas se présenter aux élections, comme ils s'y sont engagés ».

Côté français, même si les diplomates restent très discrets sur la question afin de ne pas alimenter le sentiment anti-français au sein du pouvoir guinéen, on pense exactement la même chose.

Dès lors, chacun attend avec impatience les nouvelles propositions que doit formuler Blaise Compaoré. De même les diplomates surveilleront les conclusions de la commission d'enquête internationale qui devraient être rendues mi-décembre. Si Dadis Camara y est épinglé, il sera alors difficile au médiateur d'éviter d'aborder la question de sa non-candidature à la présidentielle guinéenne.

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