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Chine, Union-Européenne

Sommet UE – Chine à Nankin : une rencontre décevante

Le président de la Commission européenne José  Manuel Barroso, et le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, le 30 novembre 2009.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, et le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, le 30 novembre 2009. Reuters/Aly Song
Texte par : RFI Suivre
2 min

Au sommet Chine - Union europénne de Nankin, de ce lundi 30 novembre, les attentes des Européens sont déçues.A ce sommet consacré principalement à l'économie et au développement durable, les Européens avaient fait part d'attentes très précises : ouverture du marché chinois, réévaluation du yuan, mais aussi un effort plus conséquent de la Chine de réduction des ses émissions de C02.

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Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin

Véritable dialogue de sourds au sommet de Nankin, entre d'une part, le Premier ministre chinois Wen Jiabao et son ministre des Affaires étrangères, et d'autre part la délégation européenne composée du Premier ministre Suédois, président en exercice de l'Union européenne, le président de la Commission, José Manuel Barroso, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et enfin le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet.

Un dialogue difficile, pour commencer sur la réduction des émissions de C02 par la Chine, aujourd'hui premier pollueur de la planète. José Manuel Barroso avait demandé, dimanche 29 novembre, à la Chine d'aller jusqu'aux extrêmes limites de ce qui est possible, sous entendu, au-delà de l'offre annoncée la semaine dernière qui ne prévoit pas de réduction des émissions dans les vingt ans à venir.

La réponse est venue du Premier ministre Wen Jiabao, selon lequel les propositions de la Chine sont solennelles, sérieuses, et Pékin s'y conformera : sous-entendu, il n'y aura pas de marché de négociation à Copenhague de la part de la Chine.

Autre sujet qui fâche : celui des échanges entre la Chine et L'Europe, et en particulier le niveau de la monnaie chinoise jugée très sous-évaluée.

Et c'est bien pour cela que les responsables économiques et financiers européens étaient venus en force à ce sommet mais malgré les appels répétés, le message de l'Union a toujours du mal à passer.

Pour Bruxelles, le marché chinois n'est pas assez ouvert aux produits européens, et la faiblesse du yuan a pour effet de sanctionner encore un peu plus les exportateurs européens, bien que l'Europe soit le premier client de la Chine. Jean-Claude Juncker, le patron de la zone euro, soutenu par Jean-Claude Trichet, a encore demandé « une appréciation ordonnée et graduelle du yuan ».

Une demande qui s'est heurtée aussitôt au refus courtois mais ferme du Premier ministre chinois, selon lequel « la stabilité du yuan est cruciale pour la stabilité économique de la Chine », là encore, on ne devine pas la moindre ouverture de la part de Pékin à l'issue de ce sommet. 

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