Nucléaire/AIEA

Yukiya Amano : un nouveau style à la tête de l'AIEA

Le Japonais Yukiya Amano sera à la tête de l'AIEA pour quatre ans.
Le Japonais Yukiya Amano sera à la tête de l'AIEA pour quatre ans. Reuters/Heinz-Peter Bader

Elu en juillet, le diplomate japonais Yukiya Amano s'installe à la tête de l'AIEA, l’Agence internationale de l'énergie atomique, mardi 1er décembre. Soutenu par les Etats-Unis, il est mandaté pour quatre ans. Après le bouillonnant Mohamed el-Baradeï, qui a dirigé  l'agence onusienne pendant douze ans, il faut s’attendre à un changement de style.

Publicité

Yukiya Amano était ambassadeur du Japon auprès de l’AIEA quand il en a été élu directeur général, en juillet 2009. Soutenu notamment par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, ce diplomate nippon, au profil policé, a obtenu 23 voix sur les 35 suffrages des Etats membres du conseil des gouverneurs de l'agence onusienne. Il succède à l’Egyptien Mohammed el-Baradeï, qui a tiré sa révérence vendredi dernier après avoir passé douze ans à la tête de l'institution.

Agé de 62 ans, né deux ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Yukiya Amano a rejoint le ministère des Affaires étrangères japonais en 1972, où il s'est imposé comme un expert en désarmement. Il y a dirigé le service des sciences puis celui de l'énergie nucléaire en 1993, avant d'être nommé directeur général adjoint, puis directeur pour le contrôle des armes et les affaires scientifiques au ministère.

Diplomate auquel on reproche parfois un manque de charisme, Yukiya Amano parle couramment l'anglais et le français, une langue qu'il a apprise lors de son passage au consulat général du Japon à Marseille de 1997 à 1999.

A l’AIEA, un des dossiers les plus complexes qu'il aura à résoudre sera celui de l’Iran. Lors de sa cérémonie de départ, son prédécesseur égyptien a avoué que dans ce domaine il était arrivé à « un point mort ».

Malgré ses efforts, Mohammed el-Baradeï n’a pas réussi à trouver un terrain d’entente entre l’Iran qui veut poursuivre son programme nucléaire en affirmant qu’il est uniquement civil, et les puissances occidentales qui soupçonnent l’Etat islamique d’avoir des ambitions militaires. Le vote, vendredi dernier, condamnant la construction dans le secret d'une installation nucléaire à Fordo, est révélateur de ces profonds désaccords.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail