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Revue de presse Amériques

A la une : Obama et l’Afghanistan, les éditorialistes distribuent les bons et les mauvais points

Texte par : Sylvain Biville
5 min

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On trouve une avalanche d’éditoriaux sur la stratégie afghane de Barack Obama ce matin dans les journaux américains, qui distribuent les bons et les mauvais points...

Les commentaires sont globalement assez élogieux. A l’instar de Politico qui salue un discours « sobre ». Le site d’information se réjouit que Barack Obama ait mis de côté ses références habituelles aux valeurs et au rêve américain, pour plaider en faveur d’ « un engagement militaire rigoureux, à contrecœur et limité dans le temps ». Le Chicago Tribune salue la « détermination » dont a fait preuve le président.

La décision d’envoyer 30 000 hommes supplémentaires est à la fois « juste et courageuse » se félicite également le Washington Post : « Juste parce que c’est le seul moyen d’éviter la défaite […] et courageuse parce que qu’elle engage le président dans une mission difficile et coûteuse ». Le quotidien de la capitale s’attend d’ailleurs à ce que les critiques fusent de toute part, à droite comme à gauche.

Pour le New York Times, Barack Obama « a fait preuve d’un courage politique considérable », « en s’attaquant de front au pessimisme », voire au « désespoir » de la population face à une guerre qui, en 8 ans, a fait 800 morts américains et a coûté 200 milliards de dollars, sans résultats. « Nous ne savons pas si (les 30 000 hommes supplémentaires) seront suffisants pour inverser le cours de la guerre. Mais ce qui est sûr, c’est que la poursuite de la stratégie du président Bush, d’un combat au rabais, serait la défaite assurée » affirme le quotidien.

Promesses contradictoires

Le même New York Times, s’il se dit globalement convaincu, a cependant plusieurs réserves : il estime que Barack Obama a été trop tendre avec Hamid Karzaï. Plus important encore, il réclame des éclaircissements sur deux points clés : le financement de la guerre et les critères qui détermineront le moment d’y mettre fin.

Le Los Angeles Times salue la capacité du président à annoncer une escalade militaire en même temps qu’un plan de retrait, à assurer le Pakistan d’un engagement à long terme tout en cherchant à rassurer les Américains sur les limites de la mission militaire. C’est une véritable « prouesse rhétorique », constate le quotidien californien, qui se demande si Barack Obama pourra tenir toutes ces promesses contradictoires faites à des publics si différents.

Satisfaction chez les conservateurs

Le Weekly Standard juge le discours de West Point « décevant » (ce n’est pas la première fois que ce journal très conservateur est déçu par Barack Obama). Mais il donne cependant un rare satisfecit au président sur la stratégie annoncée. Plus de troupes, contre-insurrection, alliance plus étroite avec le Pakistan : tout cela va dans le bon sens, même si le Weekly Standard regrette que Barack Obama ne se soit pas suffisamment approprié ce conflit . « Ce n’est pas encore sa guerre » déplore le journal.

C’est un faux débat, tranche le Wall Street Journal. « Ce sont des pays entiers qui partent en guerre, pas des gouvernements » estime que le quotidien financier, qui apporte un clair soutien à Barack Obama sur le dossier afghan – là encore c’est assez inédit - et se félicite d’un choix inspiré, selon le journal, des succès du « surge » en Irak.

Le Wall Street Journal s’inquiète cependant de la décision du président d’annoncer un début de retrait pour juillet 2011, décsion qualifiée d’« arbitraire » et « d'éminemment politique ».

Obama homme de paix ?

Au Canada, le Globe and Mail souligne un paradoxe : Barack Obama a défini sa stratégie pour la guerre l’Afghanistan dix jours avant de se rendre à Oslo pour y recevoir son prix Nobel de la paix.

« Obama l’homme de paix est désormais défini par la guerre » titre le journal, qui se met à la place des Américains qui ont voté pour Barack Obama le 4 novembre 2008 : « Bien peu d’entre eux pouvaient alors imaginer que l’acte fondateur de sa première année de présidence consisterait à décider d’une escalade dans l’engagement militaire à l’étranger… ».

Pas de mariage gay à Buenos Aires

Le mariage d’Alex Freyre et José Maria di Bello devait être célébrée mardi à Buenos Aires. Les autorités municipales avaient donné leur feu vert à ce qui s’annonçait déjà comme la première union entre personnes de même sexe jamais célébrée en Amérique latine… jusqu’à ce que la justice s’en mêle et suspende le mariage.

« Ni papier, ni riz » se désole Pagina12, qui titre sur toute sa une avec cette manchette « Marcha atras » (marche arrière). « Le mariage gay devra encore attendre » explique le journal.

Clarin, autre grand quotidien argentin, explique que l’affaire est désormais entre les mains de la Cour suprême, qui devra trancher en dernier recours dans la bataille judiciaire en cours.

L’affaire suscite l’intérêt de la presse au-delà des frontières de l’Argentine. « Le mariage gay annulé, ses partisans protestent » titre la Folha de San Paolo, qui décrit la manifestation organisée hier dans les rues de Buenos Aires, à l’heure prévue pour le mariage de deux messieurs.
 

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