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Royaume-Uni / France

Commission européenne : le triomphalisme de Nicolas Sarkozy agace la City

Le président français Nicolas Sarkozy.
Le président français Nicolas Sarkozy. REUTERS/Paulo Whitaker
Texte par : RFI Suivre
2 mn

« On ne va quand même pas s'excuser d'avoir un commissaire européen sur les marchés financiers» protestait mercredi après-midi Eric Woerth, le ministre français du Budget. Réponse du berger à la bergère anglaise de la City car les financiers britanniques n'ont pas du tout apprécié que Nicolas Sarkozy salue bruyamment la nomination de Michel Barnier comme étant la victoire des «idées françaises de régulation». Echange d’amabilités.

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Enough is enough, trop c’est trop : la nomination de Michel Barnier à la Commission européenne avait déjà été une sacrée couleuvre à avaler, mais le triomphe très peu modeste du président Sarkozy a cette fois fait sortir la City de ses gonds.

L’Association des banquiers britanniques vient de dénoncer sur son site internet « les commentaires hostiles du président français qui soulèvent de sérieuses interrogations sur l’impartialité française au sein de la Commission ».

Il faut dire que depuis quelques jours Nicolas Sarkozy ne boude pas son plaisir : après s’être félicité d’un triomphe de la régulation à la française, souligné que les Anglais étaient les grands perdants de l’affaire, le président français n’a pas résisté mardi à déclarer enfin que la nomination de Michel Barnier « permettrait d’imposer un modèle financier continental européen », sous-entendu : pas anglo-saxon.

Autant d’interventions qui ont fait très mauvais effet à Londres où l'arrivée du Français aux commandes fait craindre une reprise en main de la City. Le ministre des Finances britannique, Alistair Darling a d’ailleurs lui-même lancé un avertissement à la France dans une tribune publiée par le Times : «Londres, qu'on le veuille ou non, est la seule place qui rivalise véritablement avec New York », et « il est dans l'intérêt de toute l'Europe qu'elle puisse prospérer ». Le message est donc clair : «pas touche» à la City.
 

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