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Italie / Mafia

Le repenti Spatuzza fait trembler la classe politique italienne

Gaspare Spatuzza (C) escorté par la police à Palerme.
Gaspare Spatuzza (C) escorté par la police à Palerme. Reuters / Tony Gentile
Texte par : RFI Suivre
1 mn

Silvio Berlusconi a-t-il scellé un pacte avec Cosa Nostra ? L’Italie est suspendue aux lèvres de Gaspare Spatuzza. Ce mafieux repenti s'apprête à faire publiquement ses confessions dans le cadre du procès en appel de l'ancien bras droit de l'actuel chef du gouvernement. Plus de 200 journalistes ont été accrédités pour suivre les audiences.

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Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Il s’agit d’un procès particulier. Celui en appel d’un ami de Silvio Berlusconi, le Sicilien Marcello Dell'Utri, son ancien bras droit, condamné en première instance à neuf ans de prison, pour son soutien externe à la mafia. Pour des raisons de sécurité, les juges se sont transférés de Palerme à Turin.

Mais qui faut-il protéger ? Avant tout un autre Sicilien : Gaspare Spatuzza, arrêté en 1997, condamné à perpétuité pour meurtre, dont celui d’un prêtre antimafia et d’un garçon de onze ans, fils d’un repenti, dont il a dissous le corps dans de l’acide. Il collabore avec la justice depuis mai 2008 et pour la première fois, il va devoir dire, en public, sa vérité.

Gaspare Spatuzza soutient que dans les années 1990, peu avant la naissance officielle de Forza Italia, Silvio Berlusconi et Marcella Dell’Utri ont scellé un pacte avec les chefs de Cosa Nostra. La mafia devait soutenir le nouveau parti, et en échange, une fois au pouvoir, Silvio Berlusconi devait alléger les conditions de détention très strictes des mafiosis, ce qu’il n’a pas fait. Mais ce que racontera Gaspare Spatuzza pourrait mieux faire comprendre pourquoi les magistrats estiment qu’il est crédible.
 

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