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Soudan

Cinq casques bleus rwandais tués en deux jours au Darfour

AFP / Stuart Price
Texte par : RFI Suivre
2 min

Deux soldats rwandais de la Mission de paix ONU-Union africaine au Darfour (Minuad) sont morts, ce samedi 5 décembre, et un troisième a été blessé dans une attaque au nord du Darfour.Ce drame survient au lendemain de la mort de trois autres lors d'une autre attaque dans cette même vaste région de l'ouest du Soudan.  

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Au total ce sont cinq casques bleus rwandais qui sont morts ce week-end dans différentes attaques au Darfour. Kemal Saïki, porte-parole de la Minuad, revient sur les circonstances de cette tragédie.

« À 16h40, heure locale, près de Changil Tobaya, à 65 km au sud-ouest d’el-Fasher, la capitale du Nord-Darfour, nous avions des casques bleus rwandais en train de distribuer de l’eau à la population d’un camp de personnes déplacées, lorsque des hommes armés, - on n’en connaît pas encore le nombre - leur ont tiré dessus avant de s’enfuir. On déplore le décès de deux de nos casques bleus, tandis qu’un troisième a été blessé. Nous avons dépêché un hélicoptère dans la soirée afin de ramener les corps ainsi que le blessé qui a été hospitalisé à el-Fasher. Nous n’avons aucune précision, ni sur l’identité des attaquants, ni sur leurs motifs ».

Ces décès surviennent au lendemain de la mort de trois autres casques bleus rwandais lors d’une attaque à Saraf Omra, autre ville du Darfour-Nord, située à une centaine de kilomètres de la frontière avec le Tchad. Ces violences portent à 22 le nombre de casques bleus tués au Darfour depuis le début du déploiement en janvier 2008 de la Minuad qui compte actuellement plus de 18 000 soldats et policiers sur le terrain. Kemal Saïki revient sur le rôle de la Minuad.

« La force des Nations unies de l’Union africaine au Darfour est d’assurer la protection de la population civile. Nos hommes font preuve de la plus grande vigilance, mais il est de fait que la forme la plus répandue de violence à laquelle ils sont confrontés depuis quelque temps, trouve sa source dans une activité criminelle. Le grand banditisme est motivé par l’appât du gain. Donc, nous demandons aux autorités soudanaises, c’est de démarrer une enquête afin de déterminer l’identité des coupables et éventuellement de procéder à leur arrestation et de les traduire en justice ».

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