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ROUMANIE

La présidence roumaine se joue dans un mouchoir de poche

Traian Basescu (d), président roumain et Mircea Geoana, chef du Parti social-démocrate, lors du débat télévisé du 3 décembre 2009.
Traian Basescu (d), président roumain et Mircea Geoana, chef du Parti social-démocrate, lors du débat télévisé du 3 décembre 2009. REUTERS/Radu Sigheti
Texte par : RFI Suivre
2 min

Les électeurs roumains sont appelés aux urnes ce 6 décembre pour le second tour de l'élection présidentielle afin de déterminer qui, de Traian Basescu ou de Mircea Geoana, deviendra le nouveau président. Et si rien n’est encore totalement joué, le cœur des Roumains penche davantage vers Mircea Geoana.

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Lors de leur unique débat télévisé le 3 décembre, les deux adversaires ont déployé leurs derniers efforts de séduction envers l’électorat : le président Traian Basescu, centriste, prônait «l’accélération des réformes» et la fin de l’immunité parlementaire, tandis que son rival, le Social-démocrate (PSD) Mircea Geoana, vantait un «retour à la stabilité [et] un projet visant la sortie de la crise», s’il est élu dimanche.

Le candidat du parti social-démocrate (PSD), Mircea Geoana est désormais largement favori pour le second tour. Selon un sondage CCSB publié jeudi, il est crédité de 54% des intentions de vote, contre 46% au président sortant. Ce résultat corrobore ceux d’un sondage Insomar publié mardi.

Au premier tour, le 2  novembre dernier, M. Basescu devançait très légèrement son adversaire, d’un seul point. Le président sortant, ancien capitaine de la marine, a obtenu 32,44% des suffrages, tandis que le social-démocrate Mircea Geoana, ex-ministre des Affaires étrangères, a récolté 31,15% des votes. Un troisième candidat, le libéral Crin Antonescu, a cumulé 20,02% des voix. Suite au premier tour, ce dernier a exclu tout soutien au président sortant car il estime «qu’une victoire de M.  Basescu mettrait en danger le sort de la démocratie en Roumanie».

Fin novembre, M. Basescu a commis une erreur qui pourrait lui coûter la victoire au second tour, selon les analystes, car il a refusé de négocier avec les autres partis, alléguant qu’un «vote n’est pas une marchandise». Il faisait ici allusion à une coalition qui réunirait sociaux-démocrates et libéraux. Depuis, ces derniers ont accordé leur soutien au PSD, acte qui pourrait se révéler décisif dimanche.

Dès son élection, le nouveau gouvernement devra s’atteler à la tâche. D’abord, le président  devra nommer rapidement son Premier ministre, pour briser l’impasse politique provoquée par des positions irréconciliables entre M. Basescu et l’opposition, majoritaire au parlement.  

Il s’agira ensuite de procéder aux réformes voulues par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, afin d’assainir les finances. Première urgence : l’adoption du projet de budget 2010 qui prévoit une réduction du déficit à travers le dégraissage du secteur public. A défaut, les institutions reporteraient le versement de nouvelles tranches de prêt, d’un montant global de 20 milliards d’euros.

Tout en assurant que les contraintes imposées seraient respectées, M. Geoana promet que les «fonctionnaires publics conserveront leurs emplois», et que le «niveau des salaires et des retraites sera maintenu». 

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