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Centrafrique / France

L’ex-ministre centrafricain Saifee Durbar arrêté en France

Texte par : RFI Suivre
2 min

Saifee Durbar, ancien vice-ministre centrafricain des Affaires étrangères, est incarcéré en France depuis le 2 décembre dernier. Cet homme d'affaires indo-pakistanais qui est un proche du président centrafricain François Bozizé avait été condamné par la justice française en 2007 à trois ans de prison ferme pour escroquerie. Il a été extradé de Londres où il résidait.

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Saifee Durbar avait fait miroiter à des investisseurs des rendements mirifiques avant de faire main basse sur les fonds. Depuis sa condamnation, il partageait son temps entre Londres et Bangui où il continuait à faire des affaires. Pour le protéger, le président Bozizé l'avait nommé ministre en janvier 2008, avant de devoir le limoger vers la mi-juin sous pressions françaises. Depuis, la France réclamait son extradition à la justice britannique.

Saifee Durbar se morfond derrière les barreaux et c'est l'Elysée qui sourit, car cette affaire tenait à cœur à la diplomatie française. Cet homme d'affaires, proche du président Bozizé, avait été reconnu coupable d'escroquerie en France. Ce jugement a été confirmé par la cour d'appel en 2007. L'affaire portait sur plusieurs millions de dollars. On y parlait de diamants, de sociétés fictives, de banques à capitaux iraniens.

Condamné à trois ans de prison ferme, il avait cependant été nommé au début de l'année dernière vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération par le chef de l'Etat centrafricain. Paris n'avait pas caché sa colère. « Comment tolérer, s'insurgeait-on, qu'un escroc notoire, jugé et condamné comme tel par la justice française, devienne ministre, simplement pour bénéficier d'une immunité diplomatique alors que la France dépense chaque année plusieurs dizaines de millions d'euros pour aider la Centrafrique !».

Paris, qui avait demandé son extradition, avait fait du limogeage de Saifee Durbar une question de principe et l'avait obtenu. Le reste n'était plus qu'une question de temps. Fin novembre, la justice britannique a donné son feu vert et Saifee Durbar a été extradé vers Paris le 2 décembre dernier. Il a été incarcéré dans une prison parisienne.

 

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