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Grèce

Des incidents ternissent la commémoration de la mort du jeune Alexis

Un jeune lance des pierres aux policiers, dans le centre d’Athènes, le 6 décembre 2009.
Un jeune lance des pierres aux policiers, dans le centre d’Athènes, le 6 décembre 2009. Reuters / John Kolesidis
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le 1er anniversaire de la mort du lycéen tué par un policier l’an dernier en plein centre d’Athènes a été marqué, dimanche, par des cérémonies du souvenir et des manifestations au cours desquelles des milliers de personnes à travers le pays ont rendu hommage à la mémoire d’Alexis Grigoropoulos. Des manifestations ternies par de nombreux affrontements entre jeunes casseurs et forces de l’ordre aussi bien dans la capitale que dans d’autres grandes villes du pays.

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Avec notre correspondant à Athènes, Philippe Cergel

Le drapeau noir et rouge de l’anarchie hissé à la place du drapeau national sur le toit de l’Université. Le doyen sérieusement blessé à la tête par des casseurs qui ont forcé la lourde porte à coups de marteaux et de gourdins.

Pierres et cocktails molotov contre gaz lacrymogènes dans les batailles rangées entre policiers et jeunes encagoulés autour de la Place de la Constitution, dans la capitale, ainsi que sur la principale artère de Salonique.

Des vitrines brisées, des poubelles incendiées comme éphémères barricades, une vingtaine de policiers et cinq civils légèrement blessés, et près de 500 interpellations à travers tout le pays. Et pourtant, malgré leur ampleur, ces violences sont sans commune mesure avec les véritables émeutes qui avaient secoué le pays l’an dernier. En fait, les affrontements sont restés bien circonscrits dans un périmètre très limité et ils se sont terminés assez rapidement en fin d’après-midi.

Des petits groupes d’irréductibles retranchés à la faculté de droit et surtout à l’Ecole polytechnique ont bien continué à batailler avec les forces de l’ordre jusque tard dans la soirée mais le rassemblement sur les lieux de la mort d’Alexis s’est déroulé sans incident.

Vers minuit, le calme semblait revenu et toutes les rues étaient progressivement rendues à la circulation. Malgré les critiques d’un petit parti de gauche, le ministre de l’Intérieur du nouveau gouvernement socialiste doit se dire que sa politique de tolérance zéro face aux casseurs a été plutôt payante, mais il est sans doute trop tôt pour crier victoire : une autre manifestation à l’appel du monde enseignant est prévue à la mi-journée.

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