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Soudan

Des locaux du parti au pouvoir incendiés pour protester contre des arrestations

Des opposants soudanais manifestent contre l'arrestation de trois responsables de l'ancienne rébellion sudiste du SPLM, dans Khartoum, le 7 décembre 2009.
Des opposants soudanais manifestent contre l'arrestation de trois responsables de l'ancienne rébellion sudiste du SPLM, dans Khartoum, le 7 décembre 2009. Reuters / Mohamed Nureldin
Texte par : RFI Suivre
2 min

Des locaux du parti du Congrès national, le parti du président soudanais Omar el-Béchir ont été incendiés lundi 7 décembre par une foule en colère dans le sud du pays. Les manifestants protestaient contre l'arrestation de trois responsables de l'ancienne rébellion sudiste du SPLM. Les trois responsables ont été relâchés au bout de quelques heures, mais assurément, la tension monte à l'approche des élections générales. 

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Le SPLM, le parti sudiste et le Congrès national, le parti du président el-Béchir s’accusent mutuellement d’être responsables de l’enlisement de l’accord de paix global de 2005. Point d’achoppement principal, les réformes démocratiques prévues pour les élections d’avril 2010 et des réformes sur la loi d’encadrement du référendum d’autodétermination de janvier 2011.

Ce manque d’entrain du gouvernement, l’ensemble des partis d’opposition l’explique par l’attitude négative du Congrès national. Il ya deux mois à Juba, sur invitation du SPLM, communistes, islamistes démocrates et autres socialistes s’étaient réunis pendant une semaine avec un seul mot d’ordre à la fin : « tous contre le Congrès national ». Certains comme le numéro deux du parti unioniste démocrate appelant même à une alliance pour lutter « non pas contre le parti du président, mais contre le totalitarisme».

La manifestation avortée du lundi 7 décembre était une sorte de première mise en pratique de cette alliance potentielle entre partis d’opposition et le SPLM. De son côté, le régime de Khartoum affirme toujours vouloir collaborer avec tout le monde.

Plusieurs membres du Congrès national rappelant à qui veut l’entendre que nul n’a le droit de manifester sans avoir préalablement fait une demande d’autorisation au ministère de l’Intérieur, y compris Abbas Gumma, l’un des trois leaders SPLM arrêté hier matin et pourtant secrétaire d’Etat aux ministère de l’Intérieur.
 

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