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Niger/UE

L’UE accorde une semaine de sursis au Niger

Manifestation d'opposants à Mamadou Tandja à Niamey, Niger le 5 juillet 2009.
Manifestation d'opposants à Mamadou Tandja à Niamey, Niger le 5 juillet 2009. AFP / Hama Boureima
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'Union européenne a accordé une semaine de sursis au Niger pour permettre à ses dirigeants d’ouvrir un dialogue politique avec l'opposition. Cela survient après la décision controversée du président Mamadou Tandja d'amender la Constitution afin de perpétuer son pouvoir, a-t-on appris mardi de sources politiques à Niamey.

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Début novembre, les Vingt-Sept avaient gelé leur aide au développement à cet Etat sahélien riche en uranium, mais déshérité, pour protester contre une « grave violation » de l'ordre constitutionnel.

Les discussions entre la délégation nigérienne comprenant 25 personnes, dont huit ministres, et la partie européenne ont duré plus de cinq heures en présence du médiateur de la Cedeao, Abdul Salami Aboubacar.« Nous sommes prêts à engager un dialogue inclusif avec l’opposition », a assuré le Premier ministre du Niger.

De son côté, le médiateur a rappelé les craintes de l’opposition. Celle-ci souhaite pour des raisons de sécurité que les pourparlers démarrent en dehors du territoire du Niger. Mais Abdul Salami Aboubacar a aussi montré aux Européens une lettre du procureur général de Niamey annonçant la suspension des procédures à l’encontre de membres de l’opposition. Le 16 décembre a même été évoqué pour le lancement du dialogue, à la suite des consultations que le médiateur a prévu, du 12 au 14 avec les différentes parties.

Sur base de ces annonces, les Européens ont décidé de laisser les consultations ouvertes et de refaire le point dans deux mois. D’ici là, ils surveilleront de près l’évolution de la situation au Niger. En attendant, l’aide européenne reste suspendue.

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