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Pollution

Certificats verts, une source d’argent pour la Roumanie

Schitu, à 80 km au sud de Bucarest (Roumanie).
Schitu, à 80 km au sud de Bucarest (Roumanie). Reuters/ Bogdan Cristel

Un bol d'air frais pour les grandes compagnies polluantes de Roumanie. Tel pourrait être le résultat de la mise sur le marché des certificats d’émissions de CO2. Un bon moyen pour financer des projets concernant l'environnement ou des entreprises. Ces certificats, apparus à la suite du protocole de Kyoto, donnent la chance aux grandes compagnies d'obtenir de l'argent qu’elles pourront ensuite investir dans des technologies non-polluantes.

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De notre correspondant à Bucarest

La Roumanie a été désavantagée dès le début car on lui a alloué un nombre plus petit de certificats pour les entreprises locales. Pourquoi ? « Tout d’abord parce qu’on a pris comme référence une année avec une production industrielle réduite. Les grands groupes étrangers présents en Roumanie ont mieux négocié leurs certificats et ont même reçu plus de certificats alors que les entreprises publiques locales, qui souffrent le plus surtout dans le contexte actuel, se sont retrouvées avec beaucoup moins de certificats », regrette Adrian Simionescu, l’un des spécialiste roumain dans ce domaine et président de la société de courtage Viena Grup.

Pour mieux comprendre le mécanisme qui régit ces certificats, il faut rappeler que chaque pays signataire du protocole de Kyoto s’est engagé à ne pas dépasser une certaine quantité d’émissions de CO2 durant la période 2008-2012. La différence par rapport à l’objectif fixé peut être valorisée par la revente de certificats à d’autres pays qui ne parviennent pas à atteindre cet objectif.

Plusieurs options possibles pour faire profit de ces certificats

Il y a quelques mois, le gouvernement roumain a annoncé son souhait de vendre l’excédent de certificats d’émissions CO2. Bucarest espère obtenir jusqu’en 2015 deux milliards d’euros de la revente de cet excédent. La revente se fait en Bourse et, les prix varient par rapport à l’offre et la demande.

Les sociétés roumaines ont plusieurs options pour transformer ces certificats en une affaire profitable, tant pour elles et que pour l’environnement. « Malheureusement, de nombreux agents économiques roumains n'ont jamais utilisé les schémas prévus pour faire ce genre de transactions. En premier lieu, ils auraient pu obtenir des financements sans perdre le droit de polluer. Ensuite, ils auraient pu faire des opérations avec les certificats verts que détiennent les compagnies qui ont investi dans les énergies renouvelables. La différence de prix entre les deux devient de l'argent liquide pour l'opérateur, une aubaine comme actuellement quand on n'a pas de liquidité. S’il ajoute à la revente le droit de rachat dans deux ou trois ans quand ils estiment avoir amassé assez d'argent, l’affaire peut devenir vraiment rentable » conclut Adrian Simionescu. Reste pour les acteurs économiques roumains de bien comprendre et, surtout, bien appliquer les schémas prévus.
 

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