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Côte d'Ivoire / Dette publique

La France efface une grande partie de la dette ivoirienne

Des fèves de cacao séchées dans une exploitation agricole  au nord d'Abidjan.
Des fèves de cacao séchées dans une exploitation agricole au nord d'Abidjan. Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 min

La Côte d’ivoire signe ce mercredi un important accord de restructuration de sa dette publique vis-à-vis de la France. Cet accord, de toute première importance, devrait réduire de 90 % le service de la dette due à la France jusqu’en 2012.

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C’est le coup d’éponge que la Côte d’Ivoire attendait. En arrondissant les chiffres, la France annule aujourd’hui pour plus de 200 milliards de francs CFA de dette ivoirienne et en rééchelonne pour largement plus de 300 autres, ce qui devrait, en effet, aboutir à une réduction de 90% du service de cette dette dans les trois ans à venir.

Rien d’étonnant de la part de Paris, premier créancier de la Côte d’Ivoire, qui détient quelque 70% de cette dette. Les montants en jeu aujourd’hui, sont donc forcément beaucoup plus importants que le geste consenti, il y a deux mois et demi, par les Etats-Unis qui, rappelons-le, avaient annulé 98 milliards de créance sur Abidjan. Tous ces bienfaits sont les fruits de l’Initiative dite « PPTE », en faveur des Pays Pauvres Très Endettés, accordée fin mars dernier par la Banque mondiale, au lendemain de la conclusion d’un programme avec le Fonds monétaire international.

Ce programme avait permis à la Côte d’Ivoire d’obtenir 275 milliards de francs CFA d’argent frais prêté sur trois ans par le FMI. Depuis, les créanciers publics et privés se sont mis à effacer l’ardoise ivoirienne. Mais pour en obtenir davantage encore, la Côte d’ivoire doit appliquer sans dérapage son programme de réformes économiques et sociales. Un exercice qui reste difficile en période électorale, plutôt propice aux revendications catégorielles.

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