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Grèce

La Grèce dans le collimateur des agences de notation financière

Le ministre des Finances grec, Georgios Papaconstantinou.
Le ministre des Finances grec, Georgios Papaconstantinou. AFP / Jean-Christophe Verhaegen
Texte par : RFI Suivre
2 min

L’agence Fitch a décidé d’abaisser lundi 7 décembre la note de la dette à long terme de la Grèce. La raison invoquée est le manque de réformes structurelles. Par conséquent, cela risque selon cet organisme de notation financière, de propulser la dette du pays au dessus des 120% du PIB en 2010 et 125% en 2011.

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Avec notre correspondant à Athènes, Philippe Cergel.

 « Nous ferons tout ce qui sera nécessaire pour atteindre nos objectifs même au prix d’une révision budgétaire » s’est empressé d’annoncer le ministre des Finances avec à ses côtés le gouverneur de la Banque de Grèce rassurant lui quant à la santé du secteur bancaire et des emprunts obligataires.

Face au barrage des appréciations négatives des milieux économiques internationaux, le gouvernement continue pour l’instant à faire le dos rond en répétant que le pays souffre en fait d’un déficit de crédibilité dû à l’addition laissée par ses prédécesseurs qui avaient dissimulé l’ampleur réelle des déficits aussi bien à la population grecque qu’aux autorités de Bruxelles. Argument juste, mais plus de deux mois après les élections de moins en moins convaincant, y compris pour des observateurs plutôt proches des socialistes.

C’est ainsi que dans le journal du soir le plus regardé, sur la chaine Mega, les commentateurs soulignaient que malgré la situation tragique des finances publiques et les foudres qui s’abattent sur l’économie, il n’y avait encore aucune mesure concrète de sortie de crise ni aucun signe crédible envers les marchés.

Le président du groupe socialiste à l’Assemblée répliquait lui que les décisions sont prises en fonction des intérêts du peuple et de l’économie réelle, non pas des marchés ou des spéculateurs. Le président du patronat réclamait un peu plus tôt des réformes en matière de fiscalité et de comptes sociaux pour lutter contre l’immense fraude fiscale et le gouffre des caisses de retraite.

Deux chantiers à peine ouverts et qui n’aboutiront pas avant le printemps. Pour un pays qui vit grâce à l’emprunt, il faut espérer que les créanciers sauront donner du temps au temps.

 

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