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France / Togo

Paris riposte à l’expulsion d’un diplomate français

Texte par : RFI Suivre
2 min

Le ministère français des Affaires étrangères a demandé le départ d'un diplomate togolais en réponse à la décision de Lomé qui a déclaré persona non grata le premier secrétaire de l'ambassade de France à Lomé. A deux mois de l’élection présidentielle togolaise s’ouvre une crise diplomatique entre Paris et Lomé. C'est suffisamment rare pour être signalé.

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Eric Bosc était chargé du suivi de la politique intérieure du Togo. Persona non grata, le diplomate français a jusqu'au 19 décembre pour quitter Lomé. Dans une note verbale, le Togo a évoqué « des activités incompatibles avec son statut ». On lui reprocherait, selon certaines sources, d'avoir notamment manifesté une trop grande proximité avec Koffi Yamgnane qui est candidat à l’élection présidentielle togolaise de février 2010.

Nous pensons que cette décision vient alors que notre collègue faisait son travail. Donc, nous avons pris, nous aussi, une mesure réciproque.

Bernard Valero

A Paris, on balaie ces accusations du revers de la main. Dans un communiqué publié mardi, le ministère français des Affaires étrangères affirme, au contraire, qu'Eric Bosc, qui était chargé du suivi de la politique intérieure, n’a jamais outrepassé sa mission et qu'il a fait preuve d'un « grand professionnalisme dans ses contacts avec tous les partis légaux ». Une autre source diplomatique française s'exclame : « On ne fait pas ça aux amis...Nous appliquons donc le principe de réciprocité, nous avons demandé le départ d'un diplomate togolais ». Dans son communiqué, le quai d'Orsay rappelle de son côté que la France est attachée, comme la communauté internationale, à la stabilité et à la consolidation de la démocratie au Togo, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2010.

Voila en tout cas qu'une crise diplomatique s'est ouverte entre Paris et Lomé, à deux mois de l'élection présidentielle au Togo. Il est difficile d'en connaître les causes exactes. Les autorités togolaises sont-elles à ce point assurées du soutien inconditionnel de la France qu'elles prennent cette liberté ou au contraire en doutent-elles désormais ? A Lomé, on répond simplement que « le Togo est un pays souverain ».

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