Accéder au contenu principal
Canada / Afghanistan

L'opposition réclame la démission du ministre de la Défense

Peter MacKay, ministre canadien de la Défense.
Peter MacKay, ministre canadien de la Défense. Reuters / Chris Wattie
Texte par : RFI Suivre
2 min

L’opposition canadienne réclame la démission du ministre de la Défense et une enquête publique pour faire toute la lumière sur l’affaire des prisonniers afghans transférés aux autorités locales. Selon les trois partis, le gouvernement savait que ces détenus risquaient la torture lorsque l’armée les transférait dans des prisons locales.

Publicité

Avec notre correspondante à Montréal, Pascale Guéricolas

Les dirigeants canadiens ont toujours nié jusqu’à présent avoir détenu des preuves de torture en 2006 et 2007, mais la déclaration du chef d’état-major de l’armée canadienne mercredi 9 décembre a eu l’effet d’une bombe.

Pour la première fois,Walter Natynczyk a signalé l’existence d’un rapport indiquant qu’un prisonnier afghan transféré par les Canadiens aux autorités locales avait été battu en juin 2006. L’armée canadienne l’a alors repris. Les Canadiens avaient pris la précaution de prendre une photo du détenu avant son transfert pour disposer plus tard éventuellement de preuves des mauvais traitements infligés par les Afghans.

Ces faits nouveaux vont dans le sens de ce que clame l’opposition depuis plusieurs semaines dans cette affaire. Le gouvernement savait dès 2006 que les prisonniers sous sa responsabilité pouvaient être torturés lorsqu’ils se retrouvaient dans les prisons locales. Un manquement à la Convention internationale de Genève. Les dirigeants canadiens n’ont changé en effet leur procédure de transfert des détenus qu’en 2007.

Le ministre de la Défense maintient quand même le cap. Pressé de questions tout au long de la journée, il affirme que le gouvernement canadien n’a jamais été complice de torture. Il n’aurait jamais transféré de prisonniers en sachant qu’ils risquaient de mauvais traitements.

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.