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Sommet de Copenhague

Lutte contre la pollution : des villes «expertes» veulent être reconnues

La ville de San Francisco a récemment adopté un projet de création de nouvelles pistes cyclables.
La ville de San Francisco a récemment adopté un projet de création de nouvelles pistes cyclables. REUTERS/Robert Galbraith
Texte par : RFI Suivre
2 min

Au quatrième jour de la tenue de la conférence sur le climat, un coup de projecteur est porté sur le rôle joué par les collectivités locales. Des maires de grandes villes du monde, se sont engagés dans des projets novateurs. Les villes sont en effet responsables de près de 40% des émissions de gaz à effets de serre.  

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Avec notre envoyée spéciale à Copenhague, Caroline Lachowsky

Longtemps ignoré dans le processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les responsables des collectivités locales du monde entier sont en première ligne, à la fois du problème, puisque les villes représentent 40% des émissions globales, mais aussi des solutions qu’il faut inventer au quotidien pour rendre les zones urbaines moins polluantes.

Plus de la moitié de la population mondiale vit en ville aujourd’hui. Les questions de transport, de logement, d’isolation se posent de manière différente mais toutes aussi cruciales au Nord qu’au Sud. Voilà pourquoi les maires de Nantes, Dakar, Manaos ou Durban, se sont regroupés en association pour appeler à une reconnaissance de leur rôle, à quelques lignes dans l’accord sur le climat en négociation à Copenhague.

Le 9 décembre 2009 était la journée d’action des collectivités locales françaises. A cette occasion, une quarantaine de maires et de présidents de régions se sont réunis avec leur homologues d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb pour renforcer leur coopération, mais aussi leur stratégie pour peser de tout leur poids sur ces négociations à Copenhague.

Des enjeux financiers importants

Récupérer directement une partie de l’aide à l’adaptation dans les pays du Sud et de l’aide à l’atténuation des émissions dans les pays du Nord, représente un enjeu très important, puisque 70% des actions à mener sont du ressort des collectivités locales. Les plus dynamiques sont déjà engagées sur le terrain, dans des projets concrets, en matière de construction d’éco-quartiers ou de transports innovants.

Ces villes espèrent que leurs expertises soient reconnues et comptabilisées à Copenhague dans le processus d’accord et dans les mécanismes qui suivront. Ainsi, la ville de Manaos se concentre sur la déforestation alors que Durban propose son expertise sur le développement propre. La ville de Dakar devrait, quant à elle, travailler sur les questions d’adaptation, en collaboration avec une ville chinoise.

Leurs maires se placent déjà dans l’après-Copenhague. Encore faut-il se faire d’abord une place ici dans les négociations, au grand dam de certains Etats, qui ne voient pas d’un très bon œil cette nouvelle autonomie des villes vertes du futur.
 

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