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Union européenne

Un premier sommet sous le Traité de Lisbonne

L’application du Traité de Lisbonne ne sera réellement effective qu’en début d’année 2010 mais les 27 vont devoir décider des derniers ajustements.
L’application du Traité de Lisbonne ne sera réellement effective qu’en début d’année 2010 mais les 27 vont devoir décider des derniers ajustements. REUTERS

Les 27 chefs d’Etats et de gouvernements membres de l’Union européenne se retrouvent à Bruxelles les 10 et 11 décembre. Leur dernière rencontre avait été consacrée à la nomination des titulaires des nouveaux postes de président du Conseil. Ils devront cette fois mettre en musique cette nouvelle partition.

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L’application du Traité de Lisbonne ne sera réellement effective qu’en début d’année 2010 mais les 27 vont devoir décider des derniers ajustements, au moins concernant le rôle du nouveau président du Conseil.

Ce dernier sommet de la présidence suédoise sera présidé par le Premier ministre Fredrik Reinfeldt, mais il faut décider de la façon dont devront cohabiter à l’avenir Herman Van Rompuy, en charge de la présidence du Conseil pour au moins deux ans et demi, et le chef d’Etat ou de gouvernement du pays qui assumera la présidence tournante. Car celle-ci continue, pendant six mois un pays présidera les réunions des ministres à l’exception de ceux des Affaires étrangères, domaine dans lequel le chef de la diplomatie Catherine Ashton prendra le relais.

Une réforme mal acceptée

D’où quelques tensions chez certains pays qui acceptent mal la perspective de se voir privés de certaines des prérogatives liées à la présidence tournante. Le pays qui présidera l’UE pour six mois pourra toujours tenter de défendre une politique ou impulser des orientations, mais elles seront débattues au sein du Conseil, sans préséance particulière. Le ministre finlandais des Affaires étrangères estime que « beaucoup de gens pensent encore dans les termes du vieux Traité de Nice au lieu de penser Lisbonne ».

Ce sommet de Bruxelles sera donc l’occasion pour Herman Van Rompuy, à l’invitation des suédois, d’exposer la manière dont il prévoit d’organiser les prochaines rencontres, de coordonner sa tâche avec le travail effectué par les présidences tournantes.

Les chefs d’Etats entre eux

Avec l’application du Traité de Lisbonne ce sommet sera aussi plus resserré. Jusqu’à présent chaque pays occupait deux sièges, voire trois en cas de cohabitation, dans les réunions de travail.

A l’avenir, chaque pays disposera d’un seul représentant. Les ministres des Affaires étrangères ne participeront plus aux travaux, les chefs d’Etats et de gouvernements se retrouveront donc entre eux, comme c’est le cas lors du dîner. La nouveauté est importante et là encore, elle fait grincer des dents.

Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes admet « avoir vu certains ministres des Affaires étrangères se raidir » en apprenant qu’ils n’étaient pas invités à ce sommet de Bruxelles.

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