Accéder au contenu principal
Mauritanie

Trois hommes d'affaires en vue interpellés

Billets mauritaniens de 1 000 Ouguiya.
Billets mauritaniens de 1 000 Ouguiya. DR
Texte par : RFI Suivre
2 min

Trois des principaux hommes d'affaires du pays ont été inculpés pour « escroquerie » entre autres choses... Le procureur de la République a requis un mandat contre eux. Leur arrestation a notamment poussé les habitants de Nouakchott à descendre dans la rue mercredi 9 décembre 2009 pour soutenir la politique que mène le président mauritanien Ould Abdel Aziz contre la corruption.

Publicité

Mohamed Ould Noueiguedh, directeur de la Banque nationale de Mauritanie et Chriv Ould Abdallahi propriétaire de la Banque islamique de Mauritanie et Abdou Maham, hommes d’affaires ont été inculpés vers minuit, jeudi 10 décembre 2009, pour « escroquerie, faux et usage de faux et complicité de dissipation de deniers publics ». Ils ont ensuite été transférés à la prison civile de Nouakchott.

Leur inculpation est en fait directement liée à celle de Sidi El-Moctar Ould Nagi, gouverneur de la banque centrale de Mauritanie de 2001 à 2002, mis en cause dans une vaste affaire de détournement de fonds et incarcéré jeudi 3 décembre 2009.

Pour Maître Hindy un des avocats des hommes d’affaires : « Cette inculpation est sans fondement judiciaire ». Son collègue, Maître Yacoub Diallo, parle d’« un énorme gâchis pour ces hommes et la Mauritanie », car selon lui, « c’est un dossier civil, voire commercial. Une solution aurait pu donc être trouvée sans recourir au pénal », dit-il.

Depuis une semaine la mise en garde à vue des hommes d’affaires accaparait le débat public. L’opposition accusait le président de la République d’instrumentaliser la lutte contre la corruption au profit de règlement de comptes politiques.

Le président Ould Abdel Aziz était d’ailleurs intervenu dans les débats mardi disant : « L’affaire est claire et porte sur quatorze milliards d’ouguiyas», avant d’ajouter : « Ce montant doit être impérativement remboursé ». Hier après-midi, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la corruption, le président avait encore précisé : « Personne n’est intouchable »
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.