Accéder au contenu principal
Libye

La Fondation Kadhafi critique la situation des droits de l'homme en Libye

Seïf al-Islam, fils du dirigeant libyen et président de la fondation Kadhafi.
Seïf al-Islam, fils du dirigeant libyen et président de la fondation Kadhafi. AFP/ Mahmud Turkia
Texte par : RFI Suivre
2 min

C'est une première en Libye. L'organisation Human Rights Watch a été autorisée à organiser une conférence de presse à Tripoli, ce vendredi 11 décembre, pour présenter son rapport relatif aux droits de l'homme dans le pays. Exceptionnellement les autorités libyennes ont donné leur feu vert, et on peut dire même qu'elles ont choisi de couper l'herbe sous le pied de l'ONG. Jeudi, présidée par le fils du dirigeant libyen, la Fondation Kadhafi a rendu public un rapport sur le même sujet, rapport critique qui atténue de fait celui qui sera rendu public aujourd'hui.

Publicité

Le calendrier est frappant : c'est deux jours avant la sortie du rapport de Human Rights Watch que la Fondation Kadhafi a fait son état des lieux des libertés publiques en Libye. Le rapport pour l'instant disponible seulement en arabe sur le site de l'organisation libyenne fait état de cas de tortures, de mauvais traitements, de détentions injustifiées, et de violations préméditées des lois.

Parmi ses recommandations, la Fondation plaide également pour une enquête transparente juste et équitable sur le massacre de 1996 à la prison d'Abou Slim de Tripoli : 1200 prisonniers avaient été tués selon des chiffres non officiels.

La Fondation Kadhafi a-t-elle voulu couper l'herbe sous le pied de Human Rights Watch en se faisant elle-même le porte-parole des manquements constatés dans le pays ? Tout porte à le croire, même si de fait le rapport libyen fait aussi un constat d'échec.

On sait que pour obtenir l'autorisation de présenter son rapport à Tripoli, Human Rights Watch a rencontré Seïf al Islam. Celui-ci a été d'accord pour appuyer la démarche de l'ONG et n'a posé aucune restriction quant au contenu qui sera présenté aujourd'hui devant la presse de Tripoli, ce qui est un événement en soi. Mais cet entretien préalable a aussi permis au fils Kadhafi de connaître avant tout le monde le contenu du rapport et peut-être de mieux anticiper pour limiter la portée des conclusions de l'ONG.
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.