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Mauritanie

L'opposition mauritanienne coordonne ses forces

Messaoud Ould Boulkheir, président de l'Assemblée nationale de Mauritanie.
Messaoud Ould Boulkheir, président de l'Assemblée nationale de Mauritanie. AFP/Georges Gobet
Texte par : RFI Suivre
2 min

Les principaux partis de l'opposition mauritanienne ont mis sur pied jeudi 10 décembre 2009 une « Coordination des forces de l'opposition démocratique » (CFOD) pour unifier leurs actions face au pouvoir. La plateforme créant la CFOD a été signée par plusieurs responsables politiques dont  Messaoud Ould Boulkheir, président de l'Assemblée nationale. 

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Avec la création jeudi 10 décembre 2009 de cette Coordination des forces de l’opposition démocratique , on peut penser que le FNDD, Front national de défense de la démocratie, né au lendemain du coup d’Etat de 2008, n’est plus. La nouvelle coalition est plus large.

Elle ne regroupe pas moins de neuf formations d’opposition dont l’APP, l'Alliance populaire progressiste, du président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir. La nouveauté c’est surtout que le principal parti d’opposition, le RFD, Rassemblement des forces démocratiques d’Ahmed Ould Daddah, absent du FNDD, a rejoint la coalition.

Pour Messaoud Ould Boulkheir, ce front uni va permettre de peser plus lourdement dans le débat politique : « l’opposition démocratique s’élargit et qu’à un certain moment, certains d’entre nous pouvaient être taxés d’hésitants. L’hésitation est aujourd’hui dépassée, nous sommes tous dans l’optique de lutter démocratiquement contre les dérives dictatoriales, l’injustice et contre les règlements de comptes dans notre pays ».

Par ces règlements de comptes, Messaoud Ould Boukheir fait notamment allusion à l’inculpation mercredi 9 décembre 2009 de trois hommes d’affaires influents du pays dans le cadre du scandale de la Banque centrale. Ils sont accusés d'avoir reçu « plus de 14 milliards d'ouguiyas » (36 millions d'euros) dans des « transferts illicites » de la Banque centrale de Mauritanie (BCM) entre 2001 et 2002, sous le régime du
président Maaouiya Ould Taya (1984-2005).

Messaoud Ould Boulkheir considère que l’emprisonnement de ces hommes proches du clan de l’ancien président pourrait nuire au pays d’un point de vue économique et pas seulement.

« Il y a également des répercussions sociales parce que des rumeurs tendent à placer ce qui se passe dans des règlements de comptes tribaux et régionaux. Je pense que la Mauritanie n’a rien à gagner à ce que de telles conclusions se développent. Cela donnerait beaucoup d’idées à beaucoup de gens ; faire comme du temps où les Mauritaniens se querellaient entre tribus et cela n’est pas souhaitable ».

Le chef de l’APP est on ne peut plus clair : « Nous voulons unifier nos efforts pour aller de l'avant, faire face à l'arbitraire et préserver l'unité et la cohésion de notre
Peuple » 
qui a besoin d'un « sursaut de ses forces démocratiques qui
constituent son seul espoir
 ». 

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