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Sommet de Copenhague

Premier projet d'accord sur le climat

Le secrétaire de l'ONU en charge de la question climatique, Yvo De Boer, lors d'une conférence de presse à Copenhague, le 11 décembre 2009.
Le secrétaire de l'ONU en charge de la question climatique, Yvo De Boer, lors d'une conférence de presse à Copenhague, le 11 décembre 2009. REUTERS/Bob Strong
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le premier projet officiel d'accord mondial sur le climat, à été présenté par le secrétaire général Yvo De Boer en session plénière à Copenhague. Ce texte qui servira de base aux négociations la semaine prochaine entre chefs d’Etats devrait faire l’objet d’intenses discussions.

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Avec notre envoyée spéciale, Caroline Lachowsky

A Copenhague c’est l’effervescence autour des sept pages de projet d’accord de la convention des Nations unies sur le changement climatique. Ce document qui servira de base aux négociations va être âprement discuté et commenté dans les heures et les jours qui viennent. Il tente en effet de concentrer en 7 pages toutes les options qui ont été développées par les différentes parties. Ainsi sur la hausse de la température le texte prévoit de la limiter à 1,5° ou 2°, sans trancher mais en intégrant cette exigence des pays les plus vulnérables.

Le document appelle également à un nouvel engagement des pays industrialisés à une deuxième période du protocole de Kyoto jusque 2020, répondant à une demande très forte des pays en développement. Mais il reste très vague sur l’engagement en annexe des Etats-Unis et ménage aussi les susceptibilités des pays émergents en ne fixant pas de pic d’émission.

En revanche rien sur deux questions clés : le cadre financier et juridique de l’accord. Deux questions qui fâchent et sur lesquels le texte a préféré s’abstenir sachant qu’elles ne seront tranchées en dernier ressort et la dernière nuit que par les chefs d’Etats.

Avec notre envoyé spécial à Bruxelles, Patrick Adam

D’abord difficile à atteindre, l’objectif est finalement dépassé. L’Europe versera dès l’année prochaine, 2,4 milliards d’euros chaque année, pendant trois ans, pour venir en aide aux pays pauvres dans la lutte contre le réchauffement climatique.

La France, la Grande Bretagne et l’Allemagne annoncent une contribution de l’ordre de 420 millions par an chacun, soit un peu moins de la moitié à eux trois, mais le Premier ministre suédois confirme les craintes des ONG : il ne s’agira pas que d’argent frais. En clair, ce chiffre inclut une partie des aides au développement déjà allouées.

Les Européens, qui arriveront à Copenhague, bien décidés à afficher un objectif ambitieux : moins 30 % d’émissions de gaz à effet de serre, d’ici 2020 et non pas seulement, moins 20%. Mais ils posent une condition : que les autres participent à l’effort.

Le président français insiste : « moins 30% c’est ce que l’on met sur la table » mais Nicolas Sarkozy s’attend à un possible accord à l’arrachée, à la dernière minute. C’est pourquoi les Européens devraient se retrouver entre eux à Copenhague, avant l’arrivée de Barack Obama.
 

 

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