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Espagne / Aéronautique

Premier vol d'essai réussi pour l'A400M, l'avion de transport militaire européen

L'Airbus A400M lors de son premier vol d'essai, à Séville, en Espagne, le 11 décembre 2009.
L'Airbus A400M lors de son premier vol d'essai, à Séville, en Espagne, le 11 décembre 2009. J-M.Guhl/APESD
2 min

Il a bien décollé de Séville ce vendredi 11 décembre dans le Sud de l'Espagne. Pour son premier vol d'essai, l'A400M a apparemment satisfait techniquement le consortium Airbus. Sauf que l'appareil, l'A400 M, futur avion de transport militaire européen effectue ce premier test avec près d'un an et demi de retard sur son calendrier de fabrication.

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Avec notre envoyé spécial à Séville

Malgré les retards, et des discussions toujours en cours sur l’avenir du programme, le décollage de cet A4OOM est un symbole fort pour l’industrie européenne de défense. Ce premier vol de l’A400M, sans cesse reporté, était donc très attendu. Ce vendredi 11 décembre, à 10 heures 17 locales très précisément, l’A4OOM, s’est envolé avec une étrange facilité, pour cet énorme avion cargo qui emportait pourtant dans sa soute 15 tonnes de matériel d’enregistrement d’essais.

Cet avion, pas moins de 6 pays de l’Union européenne plus la Turquie, se sont mis ensemble pour le fabriquer. Mais il a fallu presque 25 ans aux différentes armées pour se mettre d’accord autour d’un modèle commun. Les projets se sont succédé, le ATF (avion de transport Futur), l’Euroflag, etc… Certains voulaient un quadriréacteur, d’autres un quadrimoteur à hélices et finalement, toutes ces discussions ont débouché sur le programme A400M, en 2003. Six ans après, c’est donc aujourd'hui, 11 décembre, le premier vol du cargo millitaire européen, 46 ans après le Transall franco-allemand.

Contrairement aux apparences, l’A400 M n’est pas un simple avion à hélices, ou un Airbus « peint en gris », mais bien un appareil très moderne, bourré d’électronique. Certains calculateurs sont bien plus évolués que ceux de l’avion géant A380. Chaque unité va coûter au moins 12O millions d’euros, deux fois le prix d’un Rafale.

Unique dans sa catégorie

L’A400M, un avion 100% nouveau. Il a fallu tout développer : la structure, les moteurs, les hélices, les calculateurs, le système de combat… Airbus et ses partenaires n’avaient aucune expérience dans le domaine militaire lorsque le constructeur européen s’est lancé dans ce programme et c’est aussi ce qui a conduit aux retards dont on a tant parlé. En effet, l’avion effectue son premier vol, exactement l’année où il aurait dû commencer à être livré, avec 3 ans de retard donc.

Mais dans quelques années, lorsqu’il sera proposé à l’exportation, il sera le seul avion de sa catégorie et il faudra alors remplacer les deux mille C-13O Hercules d’origine américaine, utilisés aujourd’hui à travers une cinquantaine de pays dans le monde.
 

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