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Irak

Irak: Shell et le Chinois CNPC remportent les gros lots des champs pétroliers

Le chinois CNPC est déjà associé à la compagnie britannique BP pour la mise  en valeur de Roumaïla, qui recèle avec 17,7 milliards de barils soit  les plus grandes réserves de pétrole du pays.
Le chinois CNPC est déjà associé à la compagnie britannique BP pour la mise en valeur de Roumaïla, qui recèle avec 17,7 milliards de barils soit les plus grandes réserves de pétrole du pays. REUTERS/Atef Hassan
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'Irak, qui possède les troisièmes réserves mondiales de pétrole, organise vendredi et  samedi 11 et 12 décembre 2009, des enchères pour l'attribution de dix gisements. Quarante-quatre compagnies internationales participent à ces appels d'offres. Et certains lots ont déjà été attribués dès les premières heures d'enchères. Pour le moment, Total fait grise mine.

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Le géant français Total convoitait l'immense champ pétrolier de Majnoun, dont les réserves sont estimées à 12 milliards 580 millions de barils. Le groupe s'était même allié au Chinois CNPC pour mettre toutes les chances de son côté. Mais c'est finalement un autre consortium composé de l'Anglo-néerlandais Shell et du malaisien Petronas, qui a remporté cet appel d'offres.

Total est en revanche partenaire minoritaire d'un autre consortium qui va exploiter le champ de Halfaya dont les réserves sont de plus de quatre milliards de barils. Il met également tous ses espoirs dans un autre immense champ pétrolier, celui de Qourma Ouest 2, qui recèle 12 milliards 800 millions de barils et qui ne sera attribué que samedi 12 décembre. Le groupe présent en Irak depuis les années 1920 avait dû mettre un terme à ses activités après la chute du régime de Saddam Hussein.

Un engouement certain pour l’Irak

Les majors du secteur savent qu'une occasion pareille ne se représentera pas de sitôt. Les réserves mises en jeu, lors de ces appels d'offres portent sur plus de 41 milliards de barils de pétrole, soit l'équivalent de la totalité des gisements de la Libye. Il faut savoir également que la qualité du pétrole irakien et la facilité d'exploitation de ses champs sont des atouts indéniables.

Les grandes compagnies n'ont donc pas voulu manquer cette occasion unique même si les conditions sont loin d'être optimales. Bagdad refuse en effet un partage de ses profits et n'accepte de conclure que des contrats de service. C'est l'Irak qui vend son pétrole et en fixe les prix et les compagnies pétrolières sont payées entre un et deux dollars le baril pour l'exploitation des champs mis à leur disposition. Il faut croire qu'en ces temps de raréfaction des ressources pétrolières, les majors veulent parier sur l'avenir.

Un investissement risqué

Comme on a pu le voir encore en début de semaine avec l’attentat qui a fait plus de 100 morts, la violence n'a toujours pas été endiguée. L'Irak est également un pays où la corruption est endémique. La stabilité politique est loin d'être acquise avec un régime tiraillé entre les communautés chiites, kurdes et sunnites. Sans compter que l'incertitude pèse sur le résultat des élections législatives prévues en mars prochain.

A cela s’ajoute la fameuse loi sur les hydrocarbures qui n'a toujours pas été adoptée. Et rien n'indique que les contrats conclus aujourd'hui ne seront pas dénoncés dans l'avenir. Mais malgré toutes ces incertitudes, le jeu semble en valoir la chandelle puisque quarante-quatre compagnies internationales ont fait le déplacement à Bagad pour participer à ces enchères.

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