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Nucléaire / Iran

L'Iran propose d'échanger 400 Kg d'uranium sur l'île de Kish

Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, lors de son allocution à la 6e conférence sur la sécurité à Manama, le 12 décembre 2009.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, lors de son allocution à la 6e conférence sur la sécurité à Manama, le 12 décembre 2009. AFP/Adam Jan
Texte par : RFI Suivre
3 min

L’Iran a proposé samedi 12 décembre de satisfaire partiellement les exigences occidentales en acceptant d'échanger 400 kg de son uranium faiblement enrichi contre du combustible de qualité supérieur.L'offre iranienne ne présente « rien de nouveau », a estimé un haut responsable américain, sous couvert de l'anonymat. L'Agence internationale pour l'énergie atomique avait déjà refusé une proposition similaire.

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Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

La nouvelle proposition iranienne vise à désamorcer la menace de nouvelles sanctions contre Téhéran. En effet, les pays occidentaux, mais aussi la Russie (alliée traditionnelle de l’Iran) ont menacé Téhéran de nouvelles sanctions, si aucun accord n’était trouvé à propos de l’échange d’uranium.

Les Occidentaux veulent en fait transférer hors d’Iran 1 200 kilos d’uranium faiblement enrichis ; une manière d’avoir la garantie que l’Iran ne cherche pas à fabriquer l’arme atomique.

La nouvelle proposition iranienne vise à sauver la face aux deux parties. Le ministre des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki a proposé le transfert hors d’Iran de 400 kg d’uranium faiblement enrichi. Le ministre a affirmé que les 400 kg d’uranium seront immédiatement envoyés sur l’île de Kish, dans le golfe Persique, avant d’être transférés à l’étranger. Selon le ministre, ce transfert sera en fait le début d’un processus pour envoyer plus d’uranium à l’étranger.

Des responsables iraniens avaient jusque-là rejeté l’idée d’un transfert à l’étranger d’uranium faiblement enrichi, avant de recevoir le combustible pour le réacteur de recherche de Téhéran. Sans doute, la menace de sanctions a joué un rôle pour amener les responsables iraniens à plus de souplesse.

 

La proposition iranienne est une réponse à la proposition formulée au mois d'octobre par le groupe des six médiateurs internationaux. Les Six avaient alors offert à l'Iran d'échanger 70% de son stock d'uranium faiblement enrichi (à 3,5%) contre le combustible à 20% dont Téhéran déclare avoir besoin pour son réacteur de recherche,  en tout1200 kg.

Téhéran avait alors rejeté l'offre des Occidentaux ainsi formulée. L'Agence internationale de l'énergie atomique avait condamné l'Iran et on commençait à évoquer de nouvelles sanctions à l'ONU. Or il apparaît que dans ce dossier la communauté internationale est arrivée au bout d'un processus de sanctions au-delà duquel, en termes de sanctions, il va maintenant falloir envisager l'option militaire. Or, à ce stade, personne ne pense sérieusement à attaquer l'Iran.

A cet égard, la suggestion de Manouchehr Mottaki, si elle est sérieuse, constitue peut-être un début de solution intermédiaire qui pourrait sortir tout le monde de l'embarras. Le ministre iranien des Affaires étrangères propose de procéder par étapes et de commencer avec 400 Kg, dès que le groupe de contact a donné le feu vert. Le ministre a même fixé le lieu du rendez-vous : l'échange aura lieu sur l'île touristique de Kish, qui est également une « zone franche » au sein de la République islamique.

 

 

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