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Sri Lanka

L'armée accusée d'avoir tué de sang-froid les chefs des Tigres tamouls

Sarath Fonseka, l'ancien chef d'état-major de l'armée, lors d'une conférence de presse à Colombo, le 13 décembre 2009.
Sarath Fonseka, l'ancien chef d'état-major de l'armée, lors d'une conférence de presse à Colombo, le 13 décembre 2009. AFP/Lakruwan Wanniarachchi
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A quelques semaines des élections anticipées, Sarath Fonseka, l'ancien chef d'état-major de l'armée et candidat à la présidentielle, confirme le caractère délibéré de l'exécution des derniers chefs de la rébellion tamoule, à l'aube du 18 mai 2009. Sarath Fonseka est considéré comme l'artisan de la victoire proclamée au mois de mai dernier sur les rebelles. C'est donc un véritable pavé dans la mare politique sri-lankaise qu'il vient de lancer.

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Selon Sarath Fonseka, le projet de liquider les derniers cadres de la rébellion a été pris au plus haut niveau, entre le ministre de la Défense et le commandant en chef de la 58e division, chargée d'anéantir la dernière poche de résistance, où subsistaient encore quelques centaines de combattants et leurs familles, ainsi que quelques milliers de civils captifs des combats.

Pourtant, à la veille de ce 18 mai 2009, les négociations pour la reddition des derniers leaders rebelles semblaient sur le point d'aboutir. Une procédure avaient même été établie, des personnalités internationales étaient intervenues, le représentant de l'ONU avait reçu des assurances directes de la présidence sri-lankaise. « Tout ce qu'ils ont à faire, c'est de hisser le drapeau blanc », avait déclaré le président Mahinda Rajapakse.

Aux premières heures de l'aube, le dirigeant de l'aile politique des Tigres, Balasingham Nadesan, et un autre haut responsable, Seevaratnam Puleedevan, s'avancent vers les lignes de l'armée sri-lankaise à la tête d'un groupe d'une douzaine de femmes et d'hommes, portant le drapeau blanc. Dès qu'ils sont en vue, les soldats ouvrent le feu. Il n'y aura aucun survivant.

L'ancien chef d'état-major affirme qu'il n'a eu connaissance des événements qu'après leur déroulement et que toute l'affaire a été traitée « directement » entre le ministère de la Défense et le champ de bataille.

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