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Guinée / Politique

Réunion du Groupe international de contact à Ouagadougou

Le Premier ministre guinéen Kabiné Komara
Le Premier ministre guinéen Kabiné Komara AFP/Sia Kambou
Texte par : RFI Suivre
3 min

Réunion ce dimanche 13 décembre 2009, au Burkina-Faso, du Groupe de contact international sur la Guinée. Il s'agit de la première réunion de ce genre depuis la tentative d'assassinat, le 3 décembre du capitaine Moussa Dadis Camara, toujours hospitalisé au Maroc. La junte guinéenne devrait également participer à cette rencontre.

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Les autorités guinéennes ont eu, en l’absence de Moussa Dadis Camara, des prises de position contradictoires sur leur participation au processus inter-guinéen de Ouagadougou, sur la CEDEAO, ou encore sur l’éventuelle implication de puissances étrangères dans la tentative d’assassinat du chef de la junte.

Une réunion inédite à plus d'un titre

La déclaration lue par le ministre des Affaires étrangères, Alexandre Cécé Loua devant les ambassadeurs et la presse, ou celle effectuée par le Premier ministre Kabiné Komara, ont mis un bémol aux propos tenus par d’autres responsables.

Mais les deux hommes ont en partie été démentis par le porte-parole de Moussa Dadis Camara, Idrissa Chérif, qui samedi matin a convoqué quelques journalistes pour réaffirmer ses accusations contre la France.

« Je pense que nous allons avoir des clarifications lors de cette réunion du groupe de contact», estime une source diplomatique jointe par RFI.

Cette même source rappelle que la réunion sera la première depuis la tentative d’assassinat de Moussa Dadis Camara, et qu’elle sera donc l’occasion d’évaluer la nouvelle situation. «Est-ce que le CNDD va tenir sa position sur le maintien de Dadis dans la transition et la compétition électorale, s’interroge cette source. Est-ce qu’ils vont essayer de gagner du temps ? C’est cela que nous allons tenter de déceler dans ce qu’ils nous diront ».

Pendant la décennie de guerre civile en Sierra Leone, des centaines de milliers de réfugiés avaient pris les chemins de l'exil vers le voisin du Nord. Aujourd'hui, le pays est retourné à la paix mais craint que les troubles politiques qui prévalent en Guinée viennent menacer une stabilité encore très fragile. Le président Ernest Bai Koroma n'a d'ailleurs pas caché son extrême inquiétude face à la situation à Conakry. Ibrahim Ben Kargbo, le ministre sierra-léonais de l'Information, détaille quelles seraient pour son pays les conséquences d'un basculement de la Guinée dans la violence. « S'il y a des troubles en Guinée, il y a de grandes chances que de nombreuses personnes passent en Sierra Leone. La zone près de la frontière pourrait également être très instable. La consolidation de la paix dans la région de la rivière Mano serait aussi menacée. Et enfin économiquement, il y aurait aussi des problèmes car il y a beaucoup de gens qui font du commerce entre la Sierra Leone et la Guinée. Une crise en Guinée affecterait donc très fortement la Sierra Leone. »

Pour l'instant, la Sierra Leone a renforcé ses contrôles aux frontières. Selon nos informations, la chef de la diplomatie à Freetown a également pris contact avec le Burkina Faso pour que le médiateur trouve rapidement une solution à la crise guinéenne. En clair, la Sierra Leone espère que Dadis Camara soit remplacé au plus vite à la tête de l'Etat par le général Sékouba Konaté.
 

 

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