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Italie

Silvio Berlusconi frappé au visage à l'issue d'un meeting à Milan

La police raccompagne le Premier ministre italien Silvio Berlusconi à sa voiture après l'agression dont il a été victime dimanche 13 décembre à Milan.
La police raccompagne le Premier ministre italien Silvio Berlusconi à sa voiture après l'agression dont il a été victime dimanche 13 décembre à Milan. REUTERS/Livio Anticoli
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Le chef du gouvernement italien a été agressé dimanche 13 novembre 2009 à la fin d'un meeting électoral à Milan dans le nord de l'Italie. Il a tout de suite été évacué vers un hôpital de la ville où il restera en observation pendant 24 heures. Son agresseur a été immédiatement arrêté. Il s'agirait d'un déséquilibré, soigné depuis 10 ans pour des problèmes mentaux.

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Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Les photos sont impressionnantes. On voit le visage du chef du gouvernement recouvert de sang, en particulier au niveau de ses lèvres et sur la joue gauche. Son corps tout à coup semble s’affaisser sous le choc de la frayeur et de la douleur provoquée par un objet peu banal : une miniature du Dôme de Milan, lancée en pleine figure par un contestataire arrêté immédiatement. Il s’agit d’un homme âgé de 43 ans, inconnu des services de police

L’agression a eu lieu au moment même où le chef du gouvernement signait des autographes près de sa voiture blindée, après avoir achevé un meeting à Milan, au cours duquel il a été sifflé et conspué par un groupe de jeunes.

Cette agression survient à un moment de grande tension en Italie, où les activités des parlementaires sont largement consacrées à des projets de loi qui permettraient à Silvio Berlusconi d’éviter ses procès pour fraude fiscale et corruption.

Par ailleurs, Silvio Berlusconi n’a de cesse d’attaquer les juges qu’il estime politisés, et n’a pas hésité à critiquer encore récemment le président de la République Giorgio Napolitano, garant de l’unité du pays et de la Constitution.

Selon l’ancien magistrat Antonio Di Pietro, leader d’un parti centriste, cette agression n’aurait pas eu lieu si le chef du gouvernement n’avait pas « envenimé » le climat politique. En revanche, le ministre de la Culture Sandro Bondi estime qu’elle est « le fruit dune campagne de haine menée par certains quotidiens et hommes politiques » contre le chef du gouvernement. 

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