Accéder au contenu principal
Chili / Election présidentielle

Le candidat de droite, Sebastian Piñera, favori à l'issue du premier tour

Dimanche 13 décembre 2009, les électeurs chiliens étaient appelés à élire leur président et leurs députés.
Dimanche 13 décembre 2009, les électeurs chiliens étaient appelés à élire leur président et leurs députés. AFP / Ariel Marinkovic
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Au Chili, le candidat de la droite Sebastian Piñera est arrivé en tête à l'issue du premier tour du scrutin présidentiel dimanche 13 décembre. Les résultats partiels du dépouillement le créditent de près de 44 % des suffrages. Il sera opposé au second tour, le 17 janvier 2010, à l’ancien président Eduardo Frei, candidat de la coalition de centre-gauche. Les électeurs du candidat indépendant Marco Enriquez-Ominami sont déjà très courtisés.

Publicité

Avec notre correspondante à Santiago, Claire Martin

Dans le quartier général de Sebastian Piñera, donné gagnant avec près de 44%, on fait déjà la fête. Dans une ambiance colorée et musicale avec cotillons et drapeaux, le candidat de droite a prononcé un discours d'une vingtaine de minutes qui donnait le sentiment qu’il avait déjà un pied dans le palais présidentiel. Car 44%, même si c'est encore une estimation, c’est beaucoup mieux que le score annoncé par les enquêtes d'opinion.

Du côté du QG de campagne d’Eduardo Frei, candidat de la « Concertation » au pouvoir, l’ambiance était plus feutrée même si les 30% de voix dont il est crédité, c’est mieux que ce que lui donnaient les sondages.

Mais l’écart à surmonter pour battre le candidat de droite est énorme : 14 points. Il va falloir aller chercher des voix chez les autres candidats. Celui qui concentre désormais toute l’attention, c’est Marco Enriquez-Ominami. Cet ancien député socialiste, qui a claqué la porte du PS pour se présenter seul, sans parti ni coalition, a réussi à obtenir 19 % des suffrages, un record pour un indépendant au Chili.

La question est désormais de savoir où vont aller les voix de Marco Enriquez-Ominami dans la perspective du second tour, dans cinq semaines, le 19 janvier 2010. Il est déjà très sollicité. Ainsi Sebastian Piñera, dans son discours, lui a rendu un bel hommage en le parant soudain toutes les qualités : vitalité, franchise, force et courage et en pointant les traits communs qu’il estime partager avec lui et avec ses électeurs.

Je veux reconnaître sincèrement à Marco ce que je lui ai toujours reconnu... et ce avec quoi je m'identifie, sa vitalité, sa franchise... nous partageons avec Marco et avec tous ses partisans un diagnostic sur une coalition à bout de souffle... et la ferme conviction que le changement doit venir dans notre pays et doit venir avec force !

Sebastian Piñera lance un appel aux électeurs de Marco Enriquez-Ominami

Mais Marco Enriquez-Ominami a déjà fermé la porte à tout accord électoral. Mes électeurs sont adultes, a-t-il déclaré, et d’autre part Eduardo Frei et Sebastian Piñera se ressemblent trop et n’incarnent ni le changement, ni le futur.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.