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Revue de presse des Amériques

A la une les Européens et le président Obama

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A en croire le Washington Post, les Européens commencent à se rendre compte « que Barack Obama n'est pas un magicien et que tout ce qu'il entreprend n'est pas forcement magique non plus ». Bien que la majorité de l'Europe soit toujours fascinée par le président américain, le vieux continent se pose de plus en plus de questions sur l'efficacité de sa stratégie. « Son initiative concernant le conflit israélo-palestinien n'a abouti à rien. Sa politique d'ouverture envers l'Iran, la Russie et la Corée du Nord n'a pas donné de résultats concrets. Puis, la loi sur le changement climatique n'a pas passé le Congrès à Washington avant le Sommet de Copenhague ».
Le discours prononcé par Barack Obama à Oslo se voulait en quelque sorte une réponse à tous ces questionnements, estime le Washington Post. Selon le journal, la doctrine Obama, basée sur une quête d'équilibre moral, reste certes très attirante pour les Européens. Mais il y a aussi la réalité des faits et les promesses de changement qui demeurent - pour l'instant en tout cas - non tenues.

Les Européens et la guerre en Afghanistan

« L'Afghanistan n'est pas et ne devrait pas être seulement la bataille des Etats-Unis », souligne le New York Times. Le journal qualifie même d’« injustice qu'on exige du peuple américain des sacrifices disproportionnés pour ce qui est, indéniablement, une cause commune ». Selon le quotidien, aussi bien la chancelière allemande, Angela Merkel, que le président français, Nicolas Sarkozy, ont souligné à plusieurs reprises le rôle important qu’ils comptaient jouer pour l'avenir de l'Afghanistan. « Mais tous les deux ont peur de pousser leurs électeurs trop loin trop rapidement. Il est normal que les leaders démocratiquement élus ne peuvent pas ignorer le scepticisme de leurs opinions publiques », concède le New York Times. « Madame Merkel et Monsieur Sarkozy doivent éduquer leurs électeurs pour que ceux-ci se rendent à l'évidence : l'Europe va payer un lourd tribut si les talibans et al- Qaïda arrivent à reprendre pied en Afghanistan et au Pakistan ». 

Argentine : l'avocate des victimes veut pour Astiz le sort de Barbie
 
En Argentine s'est ouvert la semaine dernière le procès d'Alfredo Astiz, surnommé l’ « ange blond de la mort ». Il est accusé d'être impliqué dans l'enlèvement et le meurtre de deux religieuses françaises pendant la dictature entre 1976 et 1983.
Le journal Clarin publie une interview avec l'avocate des familles des deux religieuses, Sophie Thonon. « Nous voulons que Alfredo Astiz termine comme Klaus Barbie, le nazi, dans sa prison de Lyon, jusqu’à la fin de ses jours. C'est ce qu'espèrent les membres de la famille et les amis des victimes », explique l'avocate, en faisant référence au chef de la Gestapo, qui est mort en détention en 1991, quatre ans après avoir été condamné à la prison à perpétuité pour la déportation de centaines de juifs. « L'Argentine est l'un des rares pays qui ont jugé la junte militaire après la dictature », rappelle Maître Thonon. « Le fait que le procès d'Astiz se déroule en Argentine représente donc un grand espoir pour les proches des victimes ».

Chili : le conservateur Piñera sort vainqueur du premier tour
 
A l'issue du premier tour de l’élection présidentielle au Chili, « le candidat conservateur Sebastian Piñera a plus de 14 points d'avance. Le parti présidentiel sortant, lui, traverse le scrutin le plus sombre de son histoire » titre aujourd'hui le journal La Tercera. Chez les confrères de La Nacion on se fait l'écho du camp adverse. Car dans l'entourage du candidat du centre-gauche on veut garder espoir, en rappelant qu’Eduardo Frei pourrait éventuellement compter sur le report des voix qui s'étaient portées sur Marco Enriquez-Ominami. En candidat indépendant, ce jeune homme de 36 ans, issu de la même famille politique que Frei, a réussi un véritable coup électoral en remportant environ 20% des voix, estime La Nacion. Un espoir qui pourrait pourtant s'avérer vain. Puisque comme le rapporte El Mercurio, Marco Enriquez-Ominami ne soutient aucun des deux candidats au second tour.  

 

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