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Revue de presse des Amériques

A la une : Les détenus de Guantanamo transférés dans l'Illinois

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Les détenus de Guantanamo transférés dans l'Illinois

Aux Etats-Unis, les sites des grands journaux mettent en exergue l'annonce qui doit être faite aujourd'hui par la Maison Blanche du transfert aux Etats-Unis de prisonniers de Guantanamo. Et comme ces prisonniers vont se retrouver dans une prison de l'Illinois, c'est le Chicago Tribune qui développe le plus l'information. « Les Etats-Unis vont acheter la prison de Thomson », titre le quotidien, qui rappelle que l'idée d'affecter à l'hébergement de détenus de Guantanamo cette prison « presque vide » de la localité rurale de Thomson, située près du Mississippi et de la frontière avec l'Iowa, est à l'étude depuis des semaines. Le Chicago Tribune note que quelque 3 800 emplois pourraient être créés, et fait dire à un sénateur de l'Illinois : « Pour ceux qui vivent dans cette portion de l'Etat frappée par le chômage, c'est incontestablement une très bonne nouvelle ».

Le Los Angeles Times croit savoir que cette prison accueillera de 35 à 90 prisonniers de Guantanamo, peut-être jusqu'à 100, et tout particulièrement ceux qu'on appelle les détenus à long terme, c'est-à-dire ceux qui resteront en prison bien que leur procès soit improbable, parce que les preuves contre eux ne sont pas recevables devant les tribunaux.

USA Today ajoute que l'annonce devrait être faite en présence du gouverneur de l'Illinois et de l'un des sénateurs de cet Etat à Washington, qui ont tous deux plaidé « avec enthousiasme » pour que soit cédée à l'Etat fédéral cette prison « quasi-dormante », prison de haute sécurité dont la construction avait coûté 120 millions de dollars aux contribuables locaux, précise le New York Times. L'achat de l'établissement de Thomson est « une étape importante dans l'épineux processus de fermeture de la prison de Guantanamo », estime USA Today.

Combattre la violence islamiste

À signaler par ailleurs plusieurs autres articles dans la presse américaine concernant la lutte contre la violence islamiste. Par exemple, dans le Los Angeles Times, un reportage en Libye qui révèle que le colonel Kadhafi et son gouvernement clament leurs propres succès contre al-Qaïda, puisqu'ils auraient réussi à persuader des chefs et des combattants d'un groupe extrêmiste libyen, jadis puissant allié d'Ousama ben Laden, de rejeter la violence. « Un ton nouveau pour celui que l'Occident considérait naguère comme un sponsor du terrorisme ».

Le Christian Science Monitor reprend, lui, les propos d'un officier américain en Afghanistan selon lequel l'augmentation du contingent sur place annoncé par Barack Obama ne sera pas effectif avant le mois de novembre! « La stratégie présidentielle fait déjà l'expérience d'un aménagement », titre le journal de Boston.

À noter enfin dans le Washington Post un reportage sur les « pôles palestiniens opposés ». Le grand quotidien de la capitale raconte d'abord l'histoire de deux frères qui vivent, l'un en Cisjordanie, l'autre à Gaza, auxquels cette division territoriale a donné des points de vue très différents. Ces deux pôles s'éloignent de plus en plus l'un de l'autre, explique le Washington Post, ce qui ajoute de nouveaux obstacles à la quête d'un Etat palestinien.

L'argent de Pinera et de Chavez

Il est question d'argent dans la presse d'Amérique latine. D'abord, celui de Sebastian Pinera, le milliardaire qui serait à deux doigts de devenir le prochain président chilien. Au moment où commence la campagne du second tour, son rival Eduardo Frei a bien l'intention de placer la fortune du favori au premier plan du débat. Ce contre quoi Sebastian Pinera le met en garde, en lui promettant dans ce cas un score encore inférieur aux prévisions. C'est ce dont parle la presse chilienne ce matin, mais en Argentine aussi on regarde ce scrutin de près dans le pays voisin : Pagina 12 a, par exemple, réalisé l'interview de l'actuel secrétaire général du parti communiste chilien Lautaro Carmona. Et le pronostic qu'il fait est plutôt inquiétant : « Il va mettre le Chili en vente », s'exclame ce leader politique, car, selon lui, Sebastian Pinera s'apprêterait à radicaliser la politique néo-libérale en vigueur.

On parle par ailleurs de l'argent d'Hugo Chavez, dans un éditorial que publie la Nacion, toujours en Argentine, sous le titre suivant : « L'argent de Chavez ne peut pas acheter l'amour ». La cote du président vénézuelien en Amérique latine aurait baissé dans des proportions considérables. Interrogés sur la note qu'ils donnent aux leaders du continent, les Latino-Américains de 18 pays placent Hugo Chavez à la dernière place, en le gratifant de moins de 4 points sur 10. Et « ce qui pourrait être encore plus douloureux pour lui », ajoute l'éditorialiste, c'est que selon la même enquête, Barack Obama a la meilleure image, avec une moyenne de sept points...

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