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Revue de presse Asie du 16 décembre 2009

A la une : la conférence de Copenhague a généré 46200 tonnes de CO²

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C’est toujours la conférence de Copenhague sur le climat qui fait la Une de la presse d’Asie. Avec notamment un chiffre qui fait la Une du Times of India : 46 200 tonnes de CO². C’est ce qu’aura généré pendant quinze jours ce sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique. « C’est plus que n’importe quelle autre conférence mondiale et c’est l’équivalent de ce que produisent un demi-million d’Ethiopiens en un an », affirme le journal. « Ce sont essentiellement les déplacements en avion qui génèrent un tel bilan carbone », explique le Times of India. Ça fait une bonne raison supplémentaire d’espérer que Copenhague ne se terminera pas sur un échec.

Sinon le Times Of India fait le point sur les avancées de la conférence à la veille de l’arrivée des chefs d’Etat et de gouvernement. « Le jeu final a commencé », écrit le journal. « La meilleure option pour l’Inde et les pays en développement est apparue clairement mardi : il faut s’assurer que les pays industrialisés ne vont pas anéantir le protocole de Kyoto et revoir tout le cadre de la Convention sur le changement climatique ».

Et dans cette dernière phase, les gentillesses commencent à fuser

C’est le Sydney Morning Herald qui raconte : « Parce que l’Australie plaide pour une approche unique et donc sans doute un traité unique pour tous les pays, le ministre indien de l’Environnement a traité l’Australie d’ " ayatollah de la voie unique " ». « Les pays développés, écrit le Sydney Morning Herald, pensent que l’Australie et ses alliés essaient d’enterrer le protocole de Kyoto des négociations de Copenhague ». Ce que l’Australian résume en titre à la Une : « La stratégie de Kevin Rudd mise en accusation à Copenhague au moment où tous les chefs d’Etat arrivent ». Et le journal cite lui le représentant de la Chine qui estime que le message de Kevin Rudd est « une pure fiction ».

La presse afghane s'intéresse au nouvel attentat qui s’est produit mardi à Kaboul

Nous en avons parlé dans les journaux de RFI, l’explosion qui s’est produite dans Wazir Akbar Khan, l’une des principales artères dans le quartier diplomatique de la ville, a fait 8 morts et une quarantaine de blessés. Les commentateurs ont tout de suite relevé que l’attentat s’était produit face à la maison de Wali Massoud, le frère du commandant Massoud. Mais le site afghan Quqnoos note aussi que l’explosion a partiellement détruit le petit hôtel Heetal qui appartient au fils de Burhanuddin Rabbani, l’ancien président qui a dirigé le pays entre 1992 à 1996, dans les pires années de la guerre civile. Le site indique d’ailleurs que l’attentat n’a pas été revendiqué, ce qui semble écarter une action des talibans.

Une révélation dans la presse indienne

Elle fait la Une à la fois du Times of India et de L’Hindustan Times. David Coleman Headley est sans doute un agent double. Cet Américain d’origine pakistanaise est soupçonné d’être le cerveau des attentats qui ont ensanglanté Bombay il y a un peu plus d’un an, le 26 novembre 2008. Il aurait donc travaillé à la fois pour les services secrets américains et pour des organisations terroristes comme le Lashkar-e-Taiba, écrivent les deux journaux indiens.

David Coleman Headley a en effet pu voyager en Inde en mars dernier, soit quatre mois après les attentats de Bombay sans que le FBI et les autres agences de renseignements américaines alertent les autorités indiennes qui auraient pu l’arrêter, expliquent l’Hindustan Times et le Times of India. La CIA pourrait même avoir été au courant des attaques de Bombay mais elle n’aurait pas voulu dévoiler son agent infiltré.

Au Pakistan, les accusations d’un sénateur continuent d’alimenter le débat

Je vous en parlais hier, un sénateur pakistanais estime que l’Ordonnance sur la réconciliation nationale qui a été imposée par Pervez Musharraf met en danger les institutions du pays. Il s’en est expliqué hier devant la Cour suprême. Aujourd’hui, c’est l’un des juges de cette Cour suprême qui demande implicitement au gouvernement de dire ce qu’il fait pour préserver la sécurité du président Zardari et cela fait bien sûr la Une de la presse pakistanaise.

« La Cour suprême demande au gouvernement de prendre des mesures face aux menaces qui viendrait de l’état-major lui-même », titre le quotidien Dawn. « Dites-nous si le quartier général de l’armée fait quelque chose », a expliqué l’un des 17 juges de la Cour suprême cité par Dawn. « Si c’est le cas, nous adopterons une loi qui restreint ses pouvoirs. Mais s’il s’agit de sauver la vie du président Zardari, le gouvernement doit nous dire comment il compte y répondre », a encore expliqué ce juge de la Cour suprême.

Suite aussi en Thaïlande de l’affaire de l’avion cargo intercepté avec des armes nord-coréennes à bord

Cet Illiouchine avait quitté la Corée du Nord et devait retourner en Ukraine après deux étapes : l’une en Thaïlande, c’est là qu’il a été intercepté, et l’autre au Sri Lanka. Mais pour les enquêteurs, les armes n’étaient pas destinées au Sri Lanka. L’équipage peut avoir changé le plan de vol au dernier moment. Ils restent convaincus que les armes étaient destinées à un pays du Moyen-Orient mais ils n’ont pas pour le moment de certitudes sur le pays exact.

Le Bangkok Post raconte que les cinq membres d’équipage ont été incarcérés à la prison de Bangkok. Ils sont donc désormais à quelques cellules de Viktor Bout, le marchand d’armes russe arrêté en mars 2008. Les enquêteurs pensent que même derrière les barreaux, il peut être derrière ce trafic car l’avion qui a souvent changé de propriétaire, a appartenu à des sociétés détenues par Viktor Bout. L’avantage pour les autorités thaïlandaises, c’est qu’elles peuvent l’interroger. Elles l’ont sous la main.

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