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Sommet de Copenhague

Climat: Les mises en garde de Nicolas Sarkozy

Arrivé jeudi après-midi à la conférence, le président français veut redynamiser les débats pour aboutir à un accord.
Arrivé jeudi après-midi à la conférence, le président français veut redynamiser les débats pour aboutir à un accord. REUTERS / Ints Kalnins
Texte par : RFI Suivre
2 min

Fatigue, tension, inquiétude, dépit dominent au sommet mondial sur le climat. Les chefs d’Etat et de gouvernement arrivent au fur et à mesure. Le président brésilien Lula a succédé au président français à la tribune qui venait d’asséner « un échec est interdit à Copenhague ». Un accord est-il encore possible ?

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Avec notre envoyé spécial à Copenhague, Sylvain Biville

Il ne reste plus que 24 heures pour prendre des décisions. La tonalité est encore très nettement au pessimisme ce soir. « On court à la catastrophe », a prévenu tout à l’heure Nicolas Sarkozy. Mais ce qui est quand même rassurant, c’est que les 193 pays se sont remis autour de la table des négociations alors que mardi et mercredi, on avait fait littéralement du sur place.

Le président français a annoncé qu’« il faudrait sans doute négocier toute la nuit. Le temps travaille contre nous. Arrêtons les postures », a-t-il déclaré, comme en écho à Hillary Clinton qui, un peu plus tôt dans la journée, avait estimé qu’il fallait cesser de dresser les groupes de pays les uns contre les autres. « Nous sommes tous dans le même bateau », a estimé la secrétaire d’Etat américaine qui a annoncé que les Etats-Unis allaient s’engager à contribuer à un fonds commun de 100 milliards de dollars par an, d’ici 2020, pour aider les pays les plus vulnérables à lutter contre le réchauffement climatique.

« C’est bien, mais c’est insuffisant  », a estimé Nicolas Sarkozy qui appelle les Etats-Unis à en faire davantage. La Chine est également appelée à faire des compromis, notamment sur son refus catégorique pour l’instant de rendre des comptes.

A 24 heures de la fin officielle de la conférence, on assiste donc à une dramatisation avec beaucoup de tensions, mais toujours pas d’avancées concrètes. On attend beaucoup bien sûr, peut-être trop d’ailleurs, de l’arrivée ce vendredi de Barack Obama. Le président américain ne passera que quelques heures à Copenhague et on parle déjà de possibles prolongations. Yvo de Boer, le secrétaire exécutif de la convention sur le climat, a confié ce matin que sa chambre d’hôtel était réservée jusqu’à dimanche matin.
 

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