Accéder au contenu principal
Revue de presse des Amériques

Fusillade au Mexique

Publicité

Au Mexique, la grande nouvelle du jour, c’est l’élimination de l’un des barons de la drogue les plus recherchés. Sur les sites de tous les journaux mexicains, s’étale la même photo d’un homme barbu au sourire peu engageant. C’est Arturo Beltran Leyva. Il est mort cette nuit dans une fusillade avec six de ses hommes de main à Cuernavaca, près de Mexico, « durant un affrontement mené avec des fusils puissants et des grenades à fragmentation », explique la Jornada, qui précise que les hommes de la Marine mexicaine auteurs de l’opération l’ont fait précéder « d’un travail de renseignement pour localiser le chef du groupe des frères Beltran Leyva, à partir de l’arrestation de onze narcotrafiquants présumés dans une fête vendredi dernier. »

« La marine intervient de plus en plus aux côtés de l’armée et de la police fédérale dans la guerre du gouvernement mexicain contre les gangs de la drogue », croit savoir de l’autre côté de la frontière le Los Angeles Times.
A Mexico, l’Universal dresse un portrait d’Arturo Beltran Leyva, « alias La Mort, alias le Barbu, alias Bottes blanches ». Le journal souligne « son pouvoir et son influence,... de la Colombie aux Etats-Unis. Et au Mexique, il a infiltré les plus importantes institutions liées à la sécurité. » Après l’arrestation de l’un des cinq frères Beltran Leyva en 2008, ces derniers, chefs de bandes de tueurs au sein du cartel de Sinaloa, se sont retournés contre le chef du cartel, Le Chapo Guzman, qu’ils ont accusé de trahison, point de départ de règlements sanglants. Cette fratrie criminelle s’est alors unie au cartel du Golfe contrôlé par les sinistres Zetas, devenant « l’un des groupes les plus dangereux de la zone nord du pays, accusé aux Etats-Unis d’avoir introduit quelque 120 tonnes de cocaïne », ajoute Excelsior. Mais l’opération continue, nous apprend Milenio. Les mêmes unités recherchent maintenant le principal lieutenant du barbu, Edgar Veldez Villareal, dit « La Barbie ».

 
Obama et le sommet de Copenhague

Pendant ce temps, aux Etats-Unis, la presse éditorialise sur le sommet de Copenhague, et sur la prochaine apparition à l’écran de Barack Obama. « Nous espérons qu’avec les autres dirigeants, ils réaliseront l’importance de l’enjeu et réussiront une percée de dernière minute. » Le New York Times fait ainsi des vœux après avoir constaté que « les nouvelles en provenance de Copenhague sont alarmantes ». Mais il y a eu « au moins un développement positif », tempère le grand journal de New York : « un projet d’accord selon lequel les pays riches paieraient les plus pauvres pour sauver les forêts tropicales ».
Le ton de l’éditorial du Wall Street Journal est assez différent. Barack Obama, « le président américain le plus progressiste », est sur le climat « la voix la plus conservatrice parmi les dirigeants du monde ». « Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est tout-à-fait normal », commente le journal des affaires. A Copenhague, « le président Obama est le chef de ceux qui ont » (sous-entendu qui ont quelque chose à défendre) dans « leur querelle avec ceux qui n’ont pas ». Or « représenter les meilleurs intérêts de son pays surpasse, et de loin, les préoccupations idéologiques, tout au moins s’il veut un second mandat. » « Tout accord qui le ferait apparaître comme privilégiant les besoins du monde sur les intérêts américains serait un problème beaucoup plus grave pour le président à Cleveland et à Charlotte » (deux des zones des Etats-Unis frappées par la crise) qu’à Copenhague, précise l’éditorialiste.

L’anniversaire des Simpson

Au Canada, le Devoir fait sa une sur les Simpson, qui fêtent aujourd’hui leur 20e anniversaire. « Le péril jaune persiste », titre le quotidien québécois. Depuis 20 ans, cette « famille drôlement dysfonctionnelle » répand son « humour cynique et grinçant partout sur la planète », et « ces deux décennies d’une amusante révolution télévisuelle, d’irrévérence et d’influence n’ont pas épargné le Québec ». Le Devoir fait dire à un « simpsonologue » : « Le secret de ce succès tient dans la finesse de la critique sociale... et les nombreuses références à d’autres éléments de la culture populaire, musicale ou cinématographique, qui traversent l’œuvre pour la rendre encore plus intelligente ». Mais attention, mettent en garde les fans québécois, dont « plusieurs commencent à déplorer l’usure des lieux tout en continuant à les fréquenter » : « Il y a des signes d’essoufflement ! ». Alors est-ce le temps pour les Simpson de partir ? « Pour un anniversaire, conclut le Devoir, la formule fait aussi tache que des miettes de beignes sur le chandail d’Homer! »

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.