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Championnat de France

La Ligue 1 pillée par la CAN 2010

Gyan, Gervinho, Bamogo, Taiwo, Sessegnon et Makoun quitteront la L1 pour la CAN 2010 (de gauche à droite et de haut en bas).
Gyan, Gervinho, Bamogo, Taiwo, Sessegnon et Makoun quitteront la L1 pour la CAN 2010 (de gauche à droite et de haut en bas). Reuters/AFP/Montage RFI
3 min

Une cinquantaine de joueurs africains vont quitter le championnat de France pour participer à la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2010) qui se déroulera du 10 au 31 janvier en Angola. Au grand dam des entraîneurs et dirigeants de Ligue 1 qui réclament des changements (deuxième partie).

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Jouer une CAN : un privilège autant qu’un risque

Le Niçois Emerse Faé.
AFP

De fait, disputer une CAN est devenu un challenge prestigieux. Reste que tous les joueurs ne s'y précipitent pas forcément. Car un départ en plein championnat n’est pas sans danger comme le révèle l’Ivoirien de Nice, Emerse Faé : « La CAN, ça peut être pénalisant car on quitte son club titulaire et on peut perdre sa place entre temps. En un mois, un remplaçant a le temps de s’imposer. » Faé pourrait ainsi perdre du terrain à Nice, comme ses coéquipiers Habib Bamogo et Chaouki Ben Saada, eux aussi en partance pour l'Angola. Le Tunisien accepte tout à fait le revers de la médaille : « Si l’équipe tourne bien en notre absence, c’est difficile de bouger les joueurs qui ont pris place. C’est logique. On appelle ça la concurrence. »

Participer à une Coupe d’Afrique des nations est donc devenu un bel enjeu qui vaut bien quelques risques. Reste que les clubs de Ligue 1 n’aimeraient pas avoir à en partager les conséquences avec leurs joueurs africains.

LIRE LA PREMIERE PARTIE - PAGE 1

Le débat sur une CAN jouée en juin prend de l’ampleur d’édition en édition. Ce changement de mois arrangerait évidemment les clubs européens qui le réclament à cor et à cri. En 2008, le président de la FIFA, Joseph Blatter, estimait qu’une réforme devrait avoir lieu dès l’édition 2016. Il s’était fait renvoyer dans les cordes par Issa Hayatou. Le président de la Confédération africaine est favorable à des CAN les années impaires, pour ne pas surcharger un calendrier comprenant déjà des phases finales de Mondial et d’Euro.

En revanche, pas question de jouer en juin, en pleine saison des pluies en Afrique de l’Ouest. Durant cette période, il pleut de matière quasi-continue du Sénégal au aux pays du sud du Golfe de Guinée et de matière intermittente mais violente dans la région du Sahel. Jean-Luc Redelsperger, climatologue et directeur de recherches au CNRS, estime ce climat peu compatible avec une CAN : « Ce serait compliqué à gérer. Il y aurait des matches reportés. Certains pays parviennent à surmonter ce type de difficultés. La Chine a bien organisé les Jeux olympiques 2008 en pleine mousson. Mais tout ceci nécessite un système de prévisions des pluies performants et une organisation complexe. »

Le genre de moyens dont ne dispose pas les pays susceptibles d’accueillir une CAN. La jouer en juin reviendrait à priver d’organisation le Ghana, le Cameroun, le Nigeria ou la Côte d’ Ivoire. Quatre pays qualifiés pour le Mondial 2010 et qui ont remporté 11 des 26 Coupes d’Afrique des nations.

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