Accéder au contenu principal
Sommet de Copenhague

Obama appelle à la conclusion d'un accord

Barack Obama, le 18 décembre 2009.
Barack Obama, le 18 décembre 2009. Reuters/Larry Downing

Le président américain  a exhorté vendredi 18 décembre les chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Copenhague à coopérer à la conclusion d'un accord dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Barack Obama n'a toutefois pas revu à la hausse les objectifs américains en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un geste qui serait essentiel à la conclusion d'un tel accord.

Publicité

Avec notre correspondant à Copenhague, Sylvain Biville

Les négociations portent désormais sur une déclaration politique qui viendrait chapeauter les deux textes plus techniques négociés ces deux dernières semaines à Copenhague : l’un sur un prolongement du protocole de Kyoto, le seul instrument légal en vigueur sur la réduction des gaz à effet de serre, l’autre sur un nouveau traité qui le remplacerait à l’avenir.

Ce nouveau texte-chapeau a été âprement discuté toute la nuit par une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement qui pilotent les négociations, et qui se retrouvent ce 18 décembre. Dans ce groupe restreint, se retrouvent des représentants de tous les blocs régionaux : les pays industrialisés avec l’Américaine Hillary Clinton, l’Allemande Angela Merkel, ou encore le Français Nicolas Sarkozy. Les pays émergents, avec le brésilien Luis Ignacio Lula da Silva et des représentants de la Chine, de l’Inde ou de l’Arabie Saoudite. Les pays en développement avec notamment le Soudan et Afrique du Sud.

- Différents volets se retrouvent dans ce texte qui doit être soumis cet après-midi à l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement. Un engagement à limiter le réchauffement de la planète à 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, par le biais d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais le texte ne semble pas comprendre d’objectifs chiffrés.

- Le second volet concerne le financement qui reprend le chiffre de 100 milliards d’aide par an d’ici 2020 pour les pays les plus vulnérables au réchauffement de la planète et enfin, la volonté de transformer cet accord politique en texte plus contraignant juridiquement « dans les 6 mois ».

La discussion a été qualifiée de « fructueuse » par le Premier ministre danois Rasmussen, hôte de la conférence, qui a cependant estimé qu’on était « loin du compte ». Mais il existe au moins un texte qui sert de base de travail, ce qui n’était pas le cas il y a encore vingt-quatre heures.

La voie étroite de Barack Obama 

Le président américain, arrivé ce 18 décembre 2009 à Copenhague, doit faire face à des attentes considérables. Mais il ne faut pas attendre grand-chose sur les émissions de gaz à effet de serre. Le chef de la Maison Blanche s’est déjà engagé sur une réduction de 17% d’ici 2020 par rapport à 2005, ce qui représente une baisse de 4% par rapport à 1990, l’année de référence du protocole de Kyoto. C’est beaucoup moins que l’Union européenne par exemple, dont l’objectif est de moins 20%. Mais Barack Obama a très peu de marge de manœuvre sur ce volet tant que le Congrès n’a pas voté de loi sur le climat.

Ce qui est probable, en revanche, c’est que le chef de la Maison Blanche dévoile de nouveaux engagements chiffrés sur le volet financement de l’aide pour les pays les plus vulnérables aux changements climatiques.

Washington a déjà fait un pas important le 17 décembre, lorsqu’Hillary Clinton a annoncé que son pays était prêt à contribuer au pot commun de 100 milliards de dollars par an à l’horizon 2020. Par cet engagement, qui ne repose sur aucun chiffre concret, les Etats-Unis ont indéniablement réussi un coup tactique en apparaissant comme le pays qui a permis de relancer un processus complètement bloqué ces derniers jours.

C’est sur un engagement formel sur un nouveau traité sur le climat, que Barack Obama est attendu. Un traité qui prendrait le relais du protocole de Kyoto, et que les Etats-Unis n’ont jamais ratifié. Pour cela, il faudra aussi obtenir des concessions de la Chine. Une rencontre est d’ailleurs prévue dans la journée entre le président américain et le Premier ministre chinois.
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.