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France / Finances / Justice

Pas de sanction pour délits d'initiés dans l'affaire EADS

Noël Forgeard arrive au Palais Brongniart pour être entendu par l'Autorité des marchés financiers, le 23 novembre 2009.
Noël Forgeard arrive au Palais Brongniart pour être entendu par l'Autorité des marchés financiers, le 23 novembre 2009. AFP/Fred Dufour
Texte par : RFI Suivre
2 min

L'Autorité des marchés financiers (AMF) n'a pris aucune sanction dans l'affaire des délits d'initiés d'EADS. Elle a mis hors de cause les dix-sept personnes impliquées et les trois entreprises concernées.  

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C’est l'ensemble des protagonistes de l'affaire qui se retrouve complètement blanchi. Noël Forgeard, d'abord, l'ancien vice-président d'EADS qui avait vendu en 2006 une partie de ses stock-options avant l'effondrement du cours de l'action. Il avait empoché une plus value de 4 millions d'euros.

Avec les 16 autres personnes impliquées, il était accusé d'avoir vendu ses actions en étant informé à l'avance des retards pris par EADS pour la livraison de l'A 380. Finalement, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a estimé que les dirigeants du groupe n'étaient pas en possession d’informations privilégiées qu'un cabinet indépendant, le cabinet Mc Kinsey avait rendu au contraire un avis rassurant sur le programme A 380. La décision de l'AMF constitue évidemment une divine surprise pour les personnes impliquées.

 Arnaud Lagardère, actuel dirigeant d'EADS a déclaré : « Je suis très heureux surtout pour les salariés de notre groupe et ceux d’Airbus, je leur avais dit il y a deux ans que je ne les avais jamais trahi, je peux maintenant l’affirmer juridiquement parlant. Ca me fait un immense plaisir. Je redoutais cette épreuve parce que ce sont de grosses machines, des administrations et l’on ne sait jamais comment cela peut se passer. Heureusement nous sommes dans un Etat de droit où la justice est toujours prête à se faire et je suis ravi qu’elle se soit faite in fine. »

Tout n'est pas terminé pour autant, la procédure administrative entamée par l'AMF est close, mais il reste une procédure judicaire, cinq personnes sont toujours mises en examen pour présomption de délits d'initiés. C'est le pôle financier de Paris qui est chargé de l'enquête.  La décision de l'AMF pourrait peser cependant sur cette procédure et peser dans un sens favorable aux personnes impliquées.

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