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Sommet de Copenhague / Environnement

L’après-Copenhague en marche

Démontage du Bella Center, le centre de conférence du Sommet de Copenhague.
Démontage du Bella Center, le centre de conférence du Sommet de Copenhague. Reuters / Ints Kalnins

Après deux semaines de négociations chaotiques, le sommet de Copenhague a accouché in extremis d’un accord aux ambitions très limitées, sans objectif chiffré ni contraignant, pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais avec un engagement, continuer les efforts, et un agenda de rendez-vous pour poursuivre les négociations.

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Un engagement au moins a été pris à Copenhague par ceux-là même qui ont ficelé cet accord a minima et qui sont les principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre. C’est celui de se retrouver entre grands : grands pays industrialisés, Etats-Unis, Europe et grands pays émergents, Chine, Inde, Brésil et Afrique du Sud, dès la fin janvier pour fixer par écrit leurs engagements en matière de réduction d’émissions.

Ensuite c’est à Bonn dans six mois que la chancelière Angela Merkel accueillera toutes les parties pour la prochaine réunion climat qui préparera le sommet de Mexico dans un an. Fin 2010, donc les délégués des 192 pays, en tête desquels les Américains et les Chinois, les deux plus gros pollueurs, se retrouveront pour fixer peut être enfin des objectifs contraignants et équitables en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Les pays industrialisés n’ont pas à demander à un pays en développement comme la Chine de limiter ses émissions de CO2 au risque de brider sa croissance économique.

Pékin : après Copenhague

Ce n’est donc que partie remise affirment les politiques, tandis que les négociateurs, plus amers craignent que l’intense mobilisation et la formidable énergie qui a précédé le sommet de Copenhague ne s’essouffle d’ici là. Il y aura cependant d’autres raisons de se mobiliser d’ici 2014, date du prochain rapport des scientifiques du Giec, le groupe d’experts sur le climat, qui annoncent d'ores et déjà un réchauffement plus rapide encore que prévu. Quant aux solutions pour y faire face elles sont, pour l’instant, encore en attente d’un véritable accord contraignant pour tous.

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

En dépit des maigres résultats obtenus à Copenhague, la majorité des commentateurs américains reconnaissent que sans la présence de Barack Obama, la conférence aurait pu être un échec total. Si le président américain n’avait pas pratiquement forcé la porte de la salle où le Premier ministre chinois s’entretenait avec les dirigeants du Brésil, de l’Inde et de l’Afrique du Sud, il n’y aurait probablement pas eu d’accord.
De retour à la Maison Blanche, Barack Obama, tout en parlant d’une «percée», a souligné qu’il y avait encore beaucoup à faire. La presse conservatrice se moque d’un accord qui n’est pas contraignant et Fox News estime que cette absence de contrainte met en péril toute loi en discussion au sénat. Le New-York Times note que le succès du compromis repose maintenant sur les Etats-Unis : il leur faut montrer l’exemple en réduisant effectivement leurs émissions de CO2, mais aussi en fournissant les fonds promis aux pays émergents. Cela ne se fera pas sans l’aval du Congrès qui, en raison de la crise économique, sera peu enclin à imposer une taxe carbone pour aider le monde en développement à réduire ses gaz à effet de serre. 

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