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Iran

Mort du Grand ayatollah Hossein-Ali Montazeri

Le Grand ayatollah Hossein-Ali Montazeri.
Le Grand ayatollah Hossein-Ali Montazeri. Reuters/Raheb Homavandi
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le Grand ayatollah Hossein-Ali Montazeri, ancien dauphin de l'imam Khomeiny devenu très critique à l'égard du régime islamique depuis sa disgrâce en 1989, est décédé samedi 19 décembre à Qom. Agé de 87 ans, Il avait émis des réserves sur la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009.

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Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Le Grand ayatollah Ali Montazeri était l’une des figures marquantes de l’opposition, ancien dauphin de l’imam Khomeiny, fondateur de la République islamique, il avait été écarté du pouvoir en 1989.

Il avait à l’époque critiqué l’exécution de centaines d’opposants dans les prisons après une offensive armée depuis l’Irak des Moudjahiddines du peuple, principal groupe de l’opposition qui avait tenté de renverser le pouvoir islamique avec le soutien de l’armée irakienne.

Agé de 87 ans, ce Grand ayatollah n’a cessé au cours des dernières années de critiquer le pouvoir islamique. Ses critiques se sont accentuées ces derniers mois avec le mouvement de protestation qui a pris de l’ampleur après la réélection contestée du président Ahmadinejad.

L’ayatollah Montazeri a en effet durement semoncé le pouvoir pour son attitude, notamment l’arrestation de plusieurs milliers de personnes lors des manifestations d’opposition et au cours du procès contre les dirigeants du camp réformateur.

Il a également dénoncé les critiques contre les dirigeants de l’opposition, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, qui font l’objet depuis plusieurs jours de pression de la part du pouvoir. Avec la mort de l’ayatollah Montazeri l’opposition iranienne est en effet privée d’un de ses grands soutiens.
 

En toute logique l'élève aurait dû succéder au maître et le pouvoir aurait dû passer des mains de Khomeiny à celles de Montazeri. Mais en 1989, à la fin de la guerre Iran-Irak, l'ayatollah proteste contre les exécutions de plusieurs milliers d'opposants. Cet affront au guide signe sa disgrâce. Le religieux va payer ses critiques en résidence surveillée dans la ville sainte de Qom.

Montazeri devient alors le plus célèbre des dissidents du clergé iranien. Une voix et une personnalité qui comptent dans le monde chiite. Malgré sa semi-réclusion, son influence morale et intellectuelle sont immenses. A Téhéran, le pouvoir les redoute.
En 2003, la levée officielle de son assignation à résidence permet à Montazeri de retrouver une certain liberté de parole qu'il met tout de suite au service de la critique de l'appareil répressif iranien, dernièrement après l'élection présidentielle contestée de juin dernier.

Le16 décembre, Montazeri prend position publiquement pour la dernière fois. Sur son site internet il dénonce « la mort de gens innocents » et « des procès spectacles illégaux ». Jusqu'au bout, le Grand ayatollah Montazeri aura sacrifié sa carrière au nom de ses convictions.

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