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FRANCE / CHINE

Premiers contrats pour François Fillon à Pékin

Le chef du gouvernement français François Fillon (c) en compagnie de la ministre de l'Economie Christine Lagarde (g) et du Premier ministre chinois Wen Jiabao, le 21 décembre 2009 à Pékin.
Le chef du gouvernement français François Fillon (c) en compagnie de la ministre de l'Economie Christine Lagarde (g) et du Premier ministre chinois Wen Jiabao, le 21 décembre 2009 à Pékin. Reuters/Peter Parks
Texte par : RFI Suivre
2 min

L’heure est au réchauffement des relations diplomatiques entre Paris et Pékin. Le Premier ministre français, François Fillon, est en voyage officiel en Chine. Il est accompagné d’une importante délégation de grands patrons. Et le commerce entre les deux pays est en passe de s’améliorer.

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De notre envoyée spéciale à Pékin, Mounia Daoudi

Parmi les grands patrons qui accompagnent le Premier ministre, il y a le PDG de Safran. Et Jean-Paul Heterman est un homme heureux puisqu’il vient de signer un important contrat pour la fourniture de moteurs pour le nouvel avion de la flotte chinoise. Le C919 est le concurrent direct de l’A320 d’Airbus et du B737 de Boeing. Un contrat d’un montant de 3,5 milliards d’euros qui, à terme, portera sur 15 milliards d’euros pour les 20 prochaines années puisqu’il faudra assurer les opérations de maintenance. Safran est associé pour ce projet à l’Américain General Electric.

Co-entreprises dans le nucléaire

La coopération nucléaire est l'une des pièces maîtresses du dialogue entre la France et la Chine.

François Fillon, Premier ministre français

L’aéronautique n’est pas le seul secteur de coopération entre les deux pays. D’importants contrats ont également été signés dans le domaine du nucléaire. Deux joint-ventures ont notamment été conclus. De ces deux co-entreprises, l’une associe l’électricien EDF au Chinois CGNPC pour gérer la construction et l’exploitation des deux réacteurs nucléaires EPR de Taishan, dans le sud du pays.

La seconde a été signée entre Areva et CGNPC, toujours pour prendre en charge l’ingénierie et le service de tous les réacteurs futurs, qu’il s’agisse des EPR ou des CPR1000 de conception chinoise. Et un accord en vue de négociations commerciales pour la construction d’une usine de retraitement vient d’être lancé au niveau politique.

Louis Gallois, le PDG d’EADS, a eu des entretiens avec ses homologues chinois et se dit confiant sur la conclusion d’un autre dossier, celui des Airbus A350. Une lettre d’intention avait été signée il y a plusieurs années sous la présidence de Jacques Chirac pour l’achat de 20 de ces appareils, mais, depuis, aucun progrès n’avait été enregistré. Là encore, il semblerait que les choses avancent.

Un retard à combler

Ces beaux succès ne doivent pas occulter la relative faiblesse des échanges commerciaux entre les deux pays. La France n’est que le 14e investisseur en Chine et le 4e Européen après l’Allemagne et l’Italie. Toutefois, le climat entre les deux pays est à l’amélioration. Et ce, malgré le froid polaire qui régnait à Pékin.

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