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Sri Lanka

L’ONU demande des comptes sur la mort des chefs tamouls

Le rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston, le 25 février 2009.
Le rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston, le 25 février 2009. AFP / Tony Karumba
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le gouvernement sri-lankais est sommé de s’expliquer. Le rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston, veut éclaircir la mort, le 18 mai 2009, de trois commandants des Tigres Tamouls, qui tentaient de se rendre, au moment de l’offensive finale de l’armée sri-lankaise, et auraient été exécutés, avec des membres de leur famille.

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Avec notre correspondant à New York, Philippe Bolopion

Les faits remontent au 17 mai 2009, alors que l’armée sri-lankaise était sur le point de défaire une fois pour toute la sanglante rébellion des tigres tamouls. Trois hauts responsables des Tigres, entourés de membres de leur famille, étaient pris au piège, dans le nord est du pays. A travers des intermédiaires, ils ont tenté de négocier leur reddition.

L’armée sri-lankaise leur aurait donné pour consigne de sortir en brandissant des drapeaux blancs. Mais lorsque les commandants des tigres tamouls ont essayé de se rendre, dans les premières heures du 18 mai, ils auraient été fauchés par des tirs de mitrailleuse de l’armée, avec des membres de leur famille. Tous sont morts.

Ces faits, en partie confirmés publiquement par un haut responsable de l’armée, font l’objet d’une enquête de Philip Alston, le rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires. S’ils sont avérés, ils constituent une violation flagrante des conventions de Genève. Dans une lettre, Philip Alston a demandé des explications au gouvernement, qui affirme qu’il va soigneusement étudier la demande. Mais pour l’instant, il n’y a pas eu de véritable enquête internationale, pour déterminer les responsabilités de l’armée et des Tigres tamouls dans la mort de milliers de civils, durant les dernières semaines du conflit.

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