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Russie / Turkménistan

La Russie va reprendre ses achats de gaz turkmène

Le président russe, Dmitri Medvedev (à g.), et son homologue turkmène, Berdimuhamedov, à Ashgabat, le 22 décembre 2009.
Le président russe, Dmitri Medvedev (à g.), et son homologue turkmène, Berdimuhamedov, à Ashgabat, le 22 décembre 2009. Reuters / Ria Novosti
Texte par : RFI Suivre
1 min

La Russie a annoncé mardi 22 décembre 2009 une reprise prochaine de ses achats de gaz auprès du Turkménistan à l'occasion d'une visite du président russe Dmitri Medvedev. Cette décision met un terme à un différend qui durait depuis plusieurs mois entre les deux pays. La Russie achètera 30 milliards de mètres cube de gaz chaque année au Turkménistan, avec des livraisons qui doivent reprendre le 10 janvier 2010, dans le cadre d'un accord signé par les représentants des compagnies gazières des deux pays, Gazprom et Turkmengaz, en présence du président russe et de son homologue turkmène .

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Avec notre correspondant à Moscou, Alexandre Billette

Les deux présidents, le Russe Dimitri Medvedev et le Turkmène Gourbangouli Berdimoukhamedov ont évoqué un succès stratégique en annonçant la reprise par Moscou de l'achat de gaz turkmène. Mais la presse russe évoquait mardi 22 décembre 2009 des négociations difficiles entre les deux capitales, six mois après l'interruption de la majeure partie des livraisons sur le gazoduc entre Ashkabad et la Russie.

A l'époque, une explosion sur le réseau avait brouillé les deux Etats : le Turkménistan avait accusé la Russie d'avoir sciemment provoqué l'interruption pour ne pas devoir acheter du gaz en période de crise économique. Mais aujourd'hui la visite de Dmitri Medvedev au Turkménistan met visiblement fin à cette querelle.

Pour le régime turkmène, qui exporte la totalité de son gaz vers la Russie, c'est une bonne nouvelle. Mais Achkhabad a, depuis, profité de la situation pour diversifier ses livraisons de gaz. Vers l'Europe, mais aussi, et surtout, vers la Chine. Un gazoduc géant a été inauguré en décembre 2009 vers la Chine, il devrait être prêt d'ici trois ans.

Peut-être une motivation supplémentaire pour Dmitri Medvedev de se réconcilier avec les Turkmènes, au risque de perdre un marché au profit de Pékin.

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