Accéder au contenu principal
Revue de presse Asie

A la une : Pékin-Londres, les motifs de fâcherie s’accumulent

Texte par : Sophie Malibeaux
4 mn

Publicité

A la Une de China Daily en effet, sous la rubrique «Affaires étrangères et militaires», on peut lire la réplique de Pékin aux accusations de Londres selon lesquelles la Chine serait responsable de l'échec de Copenhague dans les négociations sur le climat. Dans un article livré au quotidien britannique The Guardian, le négociateur britannique en charge des questions relatives au climat Ed Miliband estime que Pékin a «détourné» la conférence de ses objectifs, ce qui soulève les protestations officielles du gouvernement chinois. La porte-parole des affaires étrangères chinoise, madame Jiang Yu réfute ces allégations et affirme qu'il s'agit là d'une tentative d'un pays développé d'échapper à ses responsabilités en semant la discorde parmi les pays en développement. Et de louer les efforts consentis par la Chine, afin de permettre aux négociations de progresser.

A ce mauvais climat s'ajoute une autre affaire pour corser les relations entre Pékin et Londres, et c'est notamment la presse pakistanaise qui s'en fait l'écho ce mardi 22 décembre.
La Chine pourrait exécuter un ressortissant britannique accusé de porter sur lui 4 kilos d'héroïne lors de son arrestation dans la ville d'Urumqi, au nord ouest de la Chine en 2007. La cour suprême du peuple vient de rejeter son appel. The News évoque les pressions renouvelées de la diplomatie britannique en sa faveur. Gordon Brown avait téléphoné au début du mois au premier ministre chinois Wen Jiabao pour attirer l'attention sur le fait que l'accusé, Akmal Shaikh, ressortissant britannique d'origine pakistanaise ne disposait pas de toutes ses facultés mentales. L'exécution est prévue pour le 29 décembre. Les défenseurs des droits de l'homme alertés par son cas craignent que la querelle sur le climat ne vienne envenimer l'affaire.

Les crimes contre les Tamouls, argument de campagne

La campagne électorale qui oppose le président sortant Rajapakse à l'ancien chef des armées Fonseka, tous deux candidats au scrutin du 26 janvier, cette campagne fait remonter les accusations mutuelles entre les deux camps. Fonseka ayant accusé l'armée d'avoir éliminé de sang froid des leaders tamouls en reddition sur ordre du ministre de la défense Gotabhaya Rajapakse, qui n'est autre que le frère du président. L'Indian Express revient sur cette affaire, qui intéresse désormais les Nations Unies. Selon le quotidien indien, le rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions arbitraires extrajudiciaires Philip Alston «aurait demandé des explications au gouvernement de Colombo». L'ancien général désormais candidat à la présidentiel, affirmait dans le quotidien sri lankais Sunday Leader que «Gothabaya avait purement et simplement donné ordre de tuer tous les leaders des Tigres Tamouls ».

Le procès contre Aung San Suu Kyi bientôt en appel

Un appel que la cour accepte d'examiner, même si la date de l'audience n'est pas encore programmée. L'avocat Kyi Win a plaidé l'affaire ce lundi 21 décembre pendant une heure et demie, nous dit le journal en ligne Irrawaddy. Le site de Mizzima News nous en dit un peu plus sur l'argumentaire de l'opposition. Les défenseurs de Aung San Suu Kyi tentent de faire valoir le fait qu'avec l'abrogation de la constitution de 1974, l'article sur lequel reposait le placement de la dissidente en résidence surveillée n'était plus de mise. L'article publié depuis Chiang Mai, en Thaïlande, fait état des dernières rumeurs circulant parmi les observateurs régionaux, selon lesquelles une libération de Aung San Suu Kyi était désormais envisageable. Parmi les éléments qui alimentent cette rumeur, le fait que la Ligue Nationale pour la Démocratie le parti de Aung San Suu Kyi, soit en pleine rénovation de ses locaux. Certains vont jusqu'à penser qu'il pourrait s'agir de préparer le retour de la Dame au siège du parti.

Les grondements du volcan Mayon

Les scientifiques ont augmenté le niveau d'alerte aux Philippines et les autorités appellent à évacuer les abords du mont Mayon, situé à quelques 300 km au sud est de la capitale Manille. Les grondements de la montagne s'entendent à plus de 5 kilomètres à la ronde selon les témoignages de villageois recueillis par le Manilla Times. L'Institut de vulcanologie et de sismologie des Philippines prévoit une irruption imminente, peut-être pour le jour de Noël. Les autorités estiment qu'il faudrait déplacer environ 100 000 personnes vivant aux abords de la montagne. Les écoulements de lave ont commencé au sud du volcan.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.