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Soudan

La loi sur le référendum provoque une nouvelle crise

Le secrétaire général du Mouvement de libération du peuple du Soudan (SPLM), Pagan Amum, à Khartoum, le 13 décembre 2009.
Le secrétaire général du Mouvement de libération du peuple du Soudan (SPLM), Pagan Amum, à Khartoum, le 13 décembre 2009. REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah

Après des mois de tension et d'intenses tractations, la loi sur le référendum de 2011 au Soudan a été adoptée par le parlement ce mardi 22 décembre2009, provoquant immédiatement une nouvelle crise entre le pouvoir et l'opposition.

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Les ex-rebelles sudistes du SPLM (Mouvement de libération du peuple du Soudan) ont boycotté le vote. Ce qu'ils rejettent c'est un article qui stipule que les sud-soudanais qui vivent au nord du pays ou à l'étranger devront voter sur leur lieu de résidence et non dans le Sud.

Ce que souhaitaient les ex-rebelles c'est que tous les Sud-soudanais qui vivent loin de chez eux s'enregistrent sur les listes électorales de leur terre natale afin d'éviter des fraudes ou les pressions qui pourraient être exercées sur eux.

Mais avec la nouvelle loi adoptée mardi 22 décembre, cette disposition n'est plus possible. Et pour marquer leur mécontentement, les parlementaires de l'opposition ont décidé qu'ils ne siègeraient plus jusqu'à ce que la question soit réglée, disent-ils.

L'opposition et le pouvoir avaient pourtant trouvé un accord il y a dix jours, sur l'ensemble de leurs différends et notamment sur les modalités du référendum. Alors que s'est-il passé entre temps ?

Le texte de loi a tout simplement été modifié et manifestement à l'insu du SPLM. Il s'agit d'un «petit changement», assure un haut responsable du parti présidentiel qui de fait reconnait la modification.

L'article sur le lieu de vote des Sud-soudanais a été changé parce qu'il était en contradiction avec la constitution intérimaire qui donne à tout Soudanais la liberté de mouvement d'une région à une autre, une liberté qui se traduit par l'obligation de s'inscrire dans son lieu de résidence.

Pour l'opposition cette modification du texte de loi est en tout cas la pire erreur commise à l'encontre de l'accord de paix global signé entre le Sud et le Nord, en 2005.
 

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